mercredi 25 février 2015

Ébullition de crystal

Si vous lisez la page "aurore boréale", vous verrez les différentes notes attribués aux séries. La série en tête d'affiche actuellement, c'est In the Flesh. Je vais noter Breaking Bad et je sens bien qu'elle va détrôner In the Flesh. Une partie de moi-même est mal à l'aise à cette idée. En soit, si on me demandait de choisir entre regarder la suite d'In the Flesh et la suite de Breaking Bad, je choisirai In the Flesh sans la moindre hésitation. Cela vient surtout des thèmes abordés. Plusieurs thèmes de Breaking Bad me dérangent ... Ceci étant dit, je vais passer aux notes.

Personnages attachants : 9/10
Les personnages sont touchant, profond et on a pas envie qu'il leur arrive quoique ce soit ... Seulement, il y a aussi quelques personnages qui ne m'intéressent pas vraiment. En soit, ça donne une super moyenne au film.

Jesse

Suspens : 9/10
Le suspens de la série met un certain temps à s'installer. On croit d'abord que le cancer annoncé du personnage va conduire à une fin "rapide" et limiter le suspens. Seulement il n'en ait rien ... Le stress monte, on se sens pris au piège et chaque épisode va encore un peu plus loin.

Scénario : 10/10
Le scénario est très bien pensé, très fin et intelligent. Il n'y a absolument rien à y redire... Alors ce sera encore une super note. 

Univers : 10/10
L'univers de Breaking Bad est composé d'un lycée, d'une maison familial, d'une maison qui ressemble à un squat, d'un camping car ... Le désert occupe une véritable place. Les lieux sont variés, ils ont des ambiances propres et variées.

Le désert

Manière de filmer : 10/10
Il y a une variété de plan assez impressionnante, de véritables choix artistiques, ... Rien à redire. En faites, observer la série de ce point de vue est là est assez intéressant.


Effet spéciaux et maquillage : 8/10
RAS ... Les bobos ont une tête de bobos, ils ont peut-être juste l'air de se résorber un peu vite. La série évite d'en abuser, ce qui est un grand plus.

Musique et voix : 10/10
Il y a une énorme variété de musique et d'ambiance musicales. Elles sont utilisées de façon à trancher l'ambiance ou au contraire, la renforcer. C'est l'une des grandes forces de la série.

Humour : 10/10
Comment retirer un seul point à cette série ? Malgré la dureté extrême de certains thèmes, il y a des scènes qui pourraient devenir mythique tant elles sont drôles. J'adhère totalement.

Moyenne des notes : 9/10 
C'est très dur de vous expliquer à quel point cette série fonctionne bien, alors que le scénario de départ est "pas top", la présentation des personnages "plutôt moyen", ... Oui, je vous recommande très chaudement cette série qui parle d'un homme malade de 50 ans pour suivre l'évolution de son cancer. Étonnant non ? Regardez le premier épisode, histoire de tester. 

lundi 23 février 2015

Sombre baisé

La troisième série testée ces derniers jours est Hélix. Hélix c'est une série qui met en scène une épidémie dans un lieu restreint : un laboratoire de recherche, paumé au milieu de nul part. Pour le moment, j'ai vu l'épisode 1 et 2. Le premier épisode est prenant, il donne envie d'aller plus loin, le second épisode montre la série sous le jours des guerres de pouvoirs et des complots, ce qui en fait déjà un point de vue moins intéressant. J'aimais l'aspect recherche et mise en place de moyen de limiter l'infection. Trouver qui est en contact avec qui ... Enquêter sur le fil des événements ... Voir des personnes jouaient à "c'est moi qui ait la plus grosse", ça ne m'intéresse pas.

Je vais noter la série, sur la base de ces deux épisodes et si je vois la suite et que j'estime que c'est nécessaire, je le re-noterai.

Personnages attachants : 5/10
Hélix propose quelques personnages assez intriguant et attachant. Il y a cette vétérinaire qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui s'avère drôlement courageuse. Il y a cette petite demoiselle un peu tremblante qui se réfugie derrière une connaissance technique impressionnante. Il y a également, ce frère, malade qui est vraiment intriguant. Est-il dirigé seulement par la maladie ? Ou pour d'autres raisons ?

Peter
Ces personnages me plaisent, mais je dois avouer qu'ils ne me suffisent pas, car après tout, il y a d'autres personnages ... Un certain nombre d'autres personnages, qui eux, ne m'intéressent pas. Malheureusement parmi eux il y a les potentiels "méchants comploteurs", le héros, l'ex-femme du héros, ...

Suspens : 8/10
Aucune idée d'où la série peut nous amener, elle risque de s'avérer très riche en rebondissement. Le suspens est rondement mener, malheureusement, il n'est pas suffisant à lui tout seul pour me donner une envie totale de voir la suite. Ça pêche quelques part. 

Scénario : 8/10
Je ne peux pas parler d'absence de scénario, il y a de nombreux points encore non révélés. Par exemple il y a la présence de codes secrets dans la vidéo qui laisse entrevoir le fait qu'il avait supposé que son frère et d'autres la regarderaient. Il y a de nombreux points, de nombreuses décisions qui sont pleines de sens. Le scénario est là ...

Univers : 5/10
Il y a un lieu : le laboratoire. Dans ce lieu se découpent plusieurs décors différents dès les premiers épisodes ... Il y a la salle d'isolement, très claire, avec une ambiance assez angoissante. Les conduits d'aération qui deviennent un véritable lieu. La salle d'expérimentation des singes également. Trois lieux, trois ambiances ... Et bien sûr, on a l'extérieur, blanc, immense ... qui joue pleinement son rôle en enfermant les personnages dans une prison naturelle. Seulement, ça reste un seul et même endroit au final. Pour ces seuls deux épisodes, je met la moyenne, mais l'univers manque encore de profondeur pour aller plus loin.

Le laboratoire

Manière de filmer : 9/10
Il y a des scènes très techniques, de véritables choix, ... Je ne suis malheureusement pas très sensible aux partit-pris qui ont été fait.

Effet spéciaux et maquillage : 9/10
Que reprocher de ce côté là ? C'est très bien fait, très fin, horrible volontairement ... J'ai un peu plus de mal avec le singe, mais c'est une "grosse pièce" et il faut reconnaître que c'est beau. Ce sera un 9/10 pour moi.

Musique et voix : 8/10
Des musiques tranchent absolument avec l'ambiance et la mette en valeur d'une façon nouvelle, on s'attache aux ambiances musicales des personnages, il y a une recherche faites sur ce point là. Je ne suis pas convaincue par le doublage français, mais c'est plus un ressentit personnel qu'un argument ...

Humour : 5/10
Rien n'est drôle, mais ça ne dessert pas la série, donc je vais rester sur la moyenne. Un personnage loufoque ne m'aurait pas déplut ...

Moyenne des notes : 7/10 
Globalement une bonne note pour cette série ... J'ai bien du mal à lui reprocher quoique ce soit et pourtant ... ça ne prend pas sur moi. Je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui me dérange, sans doute un ensemble de petits détails infimes. Dommage.

Iris d'ambre

La seconde série que j'ai testé hier ... C'est Wolfblood. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été dans une situation où j'ai préféré couper l'épisode plutôt que de lui laisser sa chance jusqu'au bout. Et bien là, je n'ai pas pu... J'ai préféré arrêté en cours de route.

Voilà les notes que je vous propose à partir du demi-épisode que j'ai supporté ...

Personnages attachants : 2/10
Il y a un certain nombre de personnages qui n'ont rien d'attachant : le groupe des poufs par exemple, mais on les reconnait, on les identifie, elles sont individuelles. Les personnages principaux ont l'air assez différents les uns des autres et ma foi ... Pourquoi pas. Les personnages ne sont pas le soucis, les acteurs sont assez caricaturaux par contre. Tout est sur-joué. On a pas envie d'en connaître plus sur les personnages.

Personnages principaux

En soit, ça m'a fait pensé à la série l'instit, que certains adorent sans doute... On nous parle d'un garçon potentiellement orphelin, en famille d'accueil, qui est loup-garou, qui ne maîtrise rien et qui essaye de sauvegarder le peu qu'il a. Ce n'est pas une situation de départ inintéressante. Le personnage principal est une jeune fille qui ne se transforme pas encore et qui gère sa famille qui elle se transforme. Ce qui est censé créé des situations drôles ...

Les personnages sont là, seulement, ça ne prend pas. Je ne peux même pas l'expliquer ... 

Suspens : 1/10
Un loup-garou arrive en ville et il se retrouve dans la classe de la fille ... de la famille des loup-garous. Forcément. Elle essaye de le chasser, puis découvre qu'il vit seul alors elle le prend en pitié. Tout est simple ... Tout est attendu. Voir assez grossier ... 

Scénario : 1/10
Même combat que pour le suspens ou que pour les personnages. Que dire du scénario ? Ce n'est pas qu'il n'y en a pas, seulement, il n'est pas très intéressant. Il fait très série pour enfant.

Univers : 0/10
Vous pouvez reprendre le scénario et les personnages et les coller n'importe où. L'univers est interchangeable, le peu qu'il y a n'est pas capital en soit. A partir du moment où l'on peut le détacher et le changer à volonté, je ne vois pas comment lui mettre plus de zéro. Il n'investit pas la scène et ne sert à rien.

Manière de filmer : 1/10
Je met un point parce que c'est filmer, mais ils ont réussi à me donner le mal de mer, ce qui est vraiment rare ... Après, tout fait amateur, je pense que c'est un petit budget et ça ne me donne même pas envie de taper sur cette série car ils essaient. Seulement, ils n'y arrivent pas ... du tout !

Effet spéciaux et maquillage : 1/10
Mauvaise série pour enfant, avec des effets spéciaux à la limite des cartoons. Pourtant, je dois reconnaître que pour en arriver là, il y a un boulot de dingue. Mais le rendu n'y ai pas.

Loup-garou dans Wolfblood
Je pense qu'ils auraient pu faire d'autres choix. Une série entièrement animée aurait pu être un bon choix, car ils ont des compétences, seulement, elles ne sont pas assez bonnes pour s'incruster dans le réel sans choquer l’œil.

Les deux personnages principaux
Ils auraient pu choisir également de faire jouer des chiens, voir des chiens loups ...  Ce qui ne leurs auraient certes pas donner la même liberté d'action, mais qui leur aurait donner de la crédibilité. Là, ça me bloque totalement.

Musique et voix : 5/10
RAS.

Humour : 5/10
Allez, je met la moyenne car ça ne dessert pas la série, mais il faut admettre que l'humour présent est très bas de gamme.

Moyenne des notes : 2/10 
On est dans une série pour jeune public, les 10/15 ans adoreront peut-être. Je dois admettre que ce n'est pas mon cas.

Guerre d'évolution

Il y a des séries, je teste et je ne parviens même pas à dépasser le premier épisode, voir, je m'arrête en cours d'épisodes. En général, je n'en parle pas, car ce n'est guère glorieux, mais dans le cadre de ce blog, ça me parait tout de même intéressant de m'arrêter dessus. 

La première série est "The Tomorrow People" créé par Julie Plec, qui est également la créatrice de Vampire Diaries, une série que j'ai aimé (si, si, je ne m'en cacherais pas, je ferais peut-être même un article pour l'expliquer), par Greg Berlanti, que l'on connait pour avoir scénarisé La Colère des Titans ou créé la série Super Heros Family (dont je pourrais également parler, plutôt en bien même si elle m'avait lassé) et par Phil Klemmer dont je ne connais pas le travail ...

Maintenant, je vais rentré dans le vif du sujet, qu'est-ce qui fait que le premier épisode est douloureux a voir et que je ne regarderai pas la suite. C'est à dire que j'estime que cette série vaut moins, que Dominion ou Z nation a qui j'ai attribué de bien mauvaises notes. 

Le premier point dérangeant, ce sont les combats. Peut-être était-ce parce que je venais de regarder un épisode de The 100 ... mais ça m'a particulièrement choqué. Dans The 100, les visages grimaces, la peau se salie, les plaies apparaissent, tout est sale, car se battre : ce n'est pas propre. Je ne dis pas que The 100 est la référence absolue en matière de combat réussis (loin de là), mais que voir après une "bagarre" de The Tomorrow People, c'est assez ridicule. Quand deux personnages se battent et ne froissent ni leurs peaux, ni leurs vêtements ... c'est toujours surprenant et dérangeant. Mais quand en plus on a l'impression que les coups passent à côté, c'est-à-dire que les combats ne sont pas suffisamment bien filmé pour nous donner l'impression que le personnage se fait réellement frapper ... ça ne passe plus du tout à mes yeux. Et la fille qui se lève en frottant sa mâchoire, pour montrer que outch un coup de poing ça fait mal, sans avoir même la peau vaguement rougie ... et en souriant en prime, c'est très moyen côté réalisme.

Le second point dérangeant ... c'est le personnage principal. L'acteur fait son âge bien tassé et qu'on tente de le faire passer pour un ado et pire un ado perturbé. Si je fais sa description, vous devriez vite voir le soucis. Stephen est un adolescent perturbé, qui a des crises de somnambulisme et qui consulte un psy pour ça. Son père a abandonné sa famille, sa mère travaille deux fois plus pour payer le psy de son fils et il a également un petit frère. Malheureusement pour Stephen, les crises continuent malgré les nombreux traitements ... Qu'il ne prend d'ailleurs pas forcément, parce que la brute du lycée lui vole parfois ses médicaments pour les utiliser comme drogue. 

Vous imaginez le personnage. Ado, incapable de se défendre, épuisé par des crises de somnambulismes et par la situation impossible ... 

Stephen

Ou encore, dans cette scène un peu plus dénudée. Voici l'ado qui se réveille dans le lit de ses voisins adultes suite à une crise ...

Stephen se réveille dans une situation délicate
Sérieusement. Lui, il se fait racketté ses cachets ? Ah oui, car ce n'est pas du vol à la tire ou dans son dos. Non, non, le voleur vient le lui prendre dans sa poche, en le regardant droit dans les yeux et en se foutant de lui. Il est sacrément courageux le voleur ... Parce qu'aller arracher des cachets à un mec costaud et instable dans sa tête, c'est plutôt suicidaire non ? ... Bref.

Le plus gros soucis n'est malheureusement pas là. Le soucis, pour moi, c'est que dans le premier épisode, le personnage comprend qu'il n'est pas psychotique, qu'il n'est pas fou, qu'il n'est pas somnambules n'ont plus. Il comprend qu'il a des pouvoirs (on le lui explique), qu'ils viennent de son père et il découvre la quasi totalité des règles du jeu. Il y a les gens qui ont des pouvoirs et une cellule gouvernemental qui essaie de les capturer (les ULTRA). Pour y parvenir, les ULTRA font travailler plus ou moins contre leurs grès des personnes qui ont des pouvoirs ... Ils ont des locaux particuliers, dont les murs empêchent les pouvoirs de se manifester. Je reviendrais sur ce point précis après. Et dans cet épisode où il découvre les pouvoirs (télékinésie, téléportation et télépathie), son passé, ses liens familiaux et qu'il rencontre les "Tomorrow People" et les "ULTRA", il parvient également à maîtriser ses pouvoirs (après un minuscule loupé) et à les dépassé. C'est à dire qu'il parvient à utiliser ses pouvoirs malgré les murs, ce que personne n'a jamais fait. Qu'il parvient à maîtriser un nouveau pouvoir (l'arrêt du temps) sans que personne ne l'ait jamais eu. Et tout ça, dans l'épisode pilote. 

Il passe donc du statut de "ado perturbé" à celui de "messie tant attendu" en quelques dizaines de minutes. Le premier statut ne s'installe pas, il n'est pas travaillé, il n'est là que pour la décoration et le second parait assez ridicule tellement il est rapide à se mettre en place. 

Le troisième point dérangeant, c'est les murs qui bloquent les pouvoirs. Vous allez me dire, au pire, ce n'est pas grand chose, sauf que vu la redondance de la thématique, c'est difficile de fermer les yeux dessus. Le grand méchant de chez les ULTRA est l'oncle humain du héros. Le héros et son père ne sont pas réellement humain. Ils sont l'espèce supérieur et ils ont un certain nombre de gènes qui se sont exprimés. Ces gènes correspondent à leurs pouvoirs et à leurs incapacités de tuer. Quand il essaie ou qu'ils dépassent les bornes, une vive douleur se répand dans leurs têtes. 

Je ne vais pas vous faire un cours de génétique ... ni vous raconter que l'évolution, ça a tendance à être un travail sur la durée. Cependant le grand discours de la série, c'est que les ULTRA défendent l'espèce humaine ... Sachant que les "Tomorrow People" ne peuvent pas tuer, au pire, les humains se verront juste être de moins en moins nombreux naturellement. Pourquoi un tel extrémisme alors ? Aucune idée. Mais pourquoi pas ? L'extrémisme n'a pas vraiment besoin de raison, malheureusement. 

Là, où je bloque beaucoup plus, c'est quand on nous parle de "gènes athlétiques". Si le héros est costaud et musclé, non, ce n'est pas parce que son père lui a transmis des "gènes athlétiques". C'est parce que l'acteur doit être sportif ou passer beaucoup de temps en salle de musculation. Car les muscles ne poussent pas tout seul grâce aux gènes. 

Et les murs qui empêchent les pouvoirs ... Les murs empêcheraient la téléportation, par un phénomène physique, je pourrais l'admettre. Des espèces de murs imperméables, pourquoi pas. Les murs empêchent la télépathie entre deux êtres situés dans la même pièce ? Allez, j'accepte également. Des murs brouillant les fréquences, c'est peut-être farfelu, mais j'arrive à l'imaginer. Des murs qui empêchent la télékinésie ? Là, je bloque beaucoup plus déjà ... Mais toute cette technologie viendrait d'où exactement ? Alors, certes, ce n'est qu'un détail et un détail qui s'expliquera peut-être dans la suite de la série. Peut-être oui ... Ou peut-être que ce n'est qu'un pseudo discours scientifique pour donner une ambiance. C'est l'impression que j'ai eu et je n'ai pas aimé, car il y a énormément de petits bugs, côté "scientifique". Les médicaments que le héros prend par exemple. Il loupe une partie de son traitement, ses pouvoirs se manifestent que lorsqu'il dort en dehors d'une voix dans sa tête qui est un autre personnage faisant de la télépathie ... L'arrêt du traitement ne fait donc pas exploser ses pouvoirs et ne lui emmènent aucun soucis ... Alors que l'arrêt d'un traitement décrit comme lourd est en faites assez compliqué car il y a très souvent des soucis de dépendance. Pas de soucis pour lui. Il arrête le traitement, du jour au lendemain. Ses pouvoirs "explosent" alors qu'il est sous traitement et qu'il est dans un lieu où la "technologie" les empêchent de se manifester... et les autres lui disent d'arrêter son traitement pour éviter de bloquer ses pouvoirs ? Parce qu'il est impossible qu'il soit réellement psychotique ? Enfin, on a le droit d'être fou et d'avoir des supers gènes, non ? Non. 

C'est dommage de ne pas être parti plutôt dans une non explication à la sauce magique. Ou même une non explication côté génétique. Pour ma part, ce serait mieux passé. 

Tout ça ne parvient pas à me convaincre. J'ai l'impression de voir un espèce de fantasme du créateur ou son personnage devient extrêmement fort, populaire, tout le monde le veut, tout le monde se l'arrache, il est costaud, il est rare, il est ... Alors c'est bien sympa à écrire, mais à lire ou à voir beaucoup moins.

J'ai déjà dit beaucoup de choses, mais je vais quand même essayer de noter rapidement la série. 

Personnages attachants : 2/10
Je ne suis pas convaincue. J'avais mis 1/10 à ce critère pour une série comme Survivors. Je trouve que l'on est un cran au dessus grâce à deux personnages. Le chef qui sent que son leader-ship va être remit en question avec l'arrivé du messie, mais qui le prend avec une relative bonne humeur et un cleptomane plutôt fun. Je pense que ça vaut un 2/10. Il n'y a pas un seul personnage que j'ai réellement envie de connaitre plus ... ou à la limite John, mais ce n'est pas une immense curiosité.

John

Suspens : 2/10
Je ne peux pas dire qu'il n'y ai aucun suspens, il y en a peu. Rien ne surprend vraiment ... Mais ce n'est pas totalement prévisible non plus. 

Scénario : 2/10
Il y a un scénario qui aborde le thème de l'évolution et de la mutation. En soit, ça peut être intéressant, même s'il y a un certain nombre de points qui me déçoivent. On est pas dans une absence totale de scénario, je pense même qu'il sera relativement fouillé, seulement, je pense qu'il est au moins mal présenté. Il me donne l'impression d'être très condensé par endroit et vide à d'autres.

Univers : 3/10
En terme de lieu, on a : le lycée, la maison, la base secrète des Tomorrow People et la base des ULTRA. Les bases sont au moins un peu travaillé, graphiquement et en terme d'ambiance. Le lycée est un lycée ... Graphiquement, il n'y a que deux lieux intéressants, ce qui est déjà pas mal en soit, seulement, j'ai eu l'impression de faire le tour de l'univers complet durant l'épisode pilote et c'était un voyage plutôt rapide. Si je compare cet univers à d'autres, je ne le trouve pas très intéressant. Graphiquement comme en le comparant au besoin de la série. Néanmoins, il remplit globalement le job, ce sera un 3/10.

Manière de filmer : 4/10
Rien de notable, en dehors des bugs de combat ... Tout à l'air tellement propre, je vais rester assez proche de la moyenne.

Effet spéciaux et maquillage : 8/10
Le gros point fort de la série. Les effets spéciaux sont très bien fait, c'est convainquant. Pour une série, j'ai été bluffé, vu ce que l'on voit parfois sur grand écran. Malheureusement, tout est réellement très propre, ce qui donne un effet très lisse à la série sans pour autant la servir graphiquement. Elle est tellement peu aboutie en terme d'images que je refuse d'attendre des sommets, je lui met 8/10 pour sa très bonne finition sur les effets spéciaux.

Musique et voix : 6/10
Rien ne m'a choqué, mais rien ne m'a intéressé non plus ... C'est un peu le soucis de la série ... Pas très intéressante.

Humour : 7/10
Le coup du changement de pilule au profit de laxatif, histoire de piéger le voleur, ça me fait sourire. Les jeux de mots autour des pouvoirs et les noms débiles aussi. Ça fonctionne pour moi, ça me fait sourire. C'est assez rare pour être noté largement, je lui donne 7/10 sachant que ce n'est pas le but de base de la série.

Moyenne des notes : 4/10 
L'humour et les effets spéciaux rattrapent la note, mais franchement à l'écran, ça ne sauve pas cette série ... Le pilot est censé accrocher et  convaincre, moi, il me repousse et ne me donne absolument pas envie de voir la suite. A partir de là, c'est très dur d'être indulgent avec la série. Peut-être que je n'aime simplement pas le travail de Greg Berlanti ? C'est tout à fait possible. 

vendredi 20 février 2015

Particules de mort - 5

Quand on a envie de vivre l'aventure d'une série un peu plus longtemps ... on peut rechercher des œuvres de fans sur cet univers, tel que des fanfictions. Une fanfiction de the 100 pourrait ré-écrire l'histoire avec d'autres personnages ou émettre un "et si ?". Et si Bellamy n'avait pas réussi à monter dans la navette, que ce serait-il passé ? Cette dérivation remet beaucoup de chose en cause ... L'organisation du camp, le meurtre de Wells, la sécurité d'Octavia ... Et si Lincoln avait kidnappé Octavia et l'avait directement traîné vers la mer ? Comme vous vous en douterez : j'écris des fanfictions et j'adore ça. 

Seulement, des fanfictions en français, suivant les univers, il n'y en a pas tant que ça ... Pour vous donner une idée. Surtout l'une des plus grosses plateformes de fanfiction, il existe actuellement :

432.000 fanfiction française sur Harry Potter
2.600 fanfiction française sur Supernatural
706 fanfiction française sur Hunger Games
414 fanfiction française sur Buffy
37 fanfiction française sur The 100

Oui, sur Harry Potter on peut trouver son bonheur et certains textes sont de véritables chefs-d'oeuvres. Sur The 100, ce sera déjà beaucoup plus compliqué ... Donc si on ne peut pas lire de fanfictions, on se retrouve souvent bredouille. Sauf que beaucoup de films et de séries proviennent actuellement de roman ou donnent par la suite des romans. C'est le cas de Twilight, de Harry Potter, de Hunger Games, de Buffy ... et de The 100. 

J'ai donc entrepris la lecture de "Les 100" de Kass Morgan et dès les premières lignes, j'ai eu envie de vous relater cette expérience de lecture et surtout de liste les différences existantes entre le livre et la série. Vous avez vu qu'avec un simple "Et si ?" on peut construire une toute autre histoire en partant d'une base commune ... Chaque différence entre le livre et la série peut les éloigner l'un de l'autre ou, lorsque les scénaristes tentent de rétablir le lien avec l'oeuvre original, créer des incohérences ou des maladresses.

Je vais vous proposer une série de tableau comparatif entre le roman (tome 1) et la série. Je vous propose de commencer par comparer la liste de personnage et leurs caractéristiques. Car supprimer un personnage, c'est supprimer énormément d’interaction possible. En ajouter peut également tout bouleverser.

Les personnages communs aux deux univers :

x Série TV Roman de base
Clarke
présente
a été arrêté pour trahison
présente
a été arrêté pour meurtre et trahison
Wells
présent
est présenté comme "handicapé"
amoureux "secrètement" de Clarke
présent
a gagné un concours de lutte
ex-petit-ami de Clarke
Bellamy
présent
un complot l'aide à aller sur Terre
tire volontairement sur Jaha
tous ignorent qu'il a tiré sur Jaha
prend immédiatement le contrôle
défend le camp
présent
s'organise seul pour aller sur Terre
tire accidentellement sur Jaha
tous savent qu'il a tiré sur Jaha
reste dans son coin
chasse et piste
Octavia
présente
la première a fouler la Terre
a vécu cachée dans le plancher
est arrêtée pour être née
17 ans
présente
Clarke semble être la première sortie
a vécu dans en familles d'accueils
est arrêtée pour vol de médicament
14 ans
Jaha
présent
est ami avec les parents de Clarke
présent
-
Abby Griffin
présente
est médecin
mention mais décédée
travaille sur des cobayes humains
Jake Griffin
mention mais décédé
est ingénieur
mention mais décédé
travaille sur des cobayes humains


Les absents de la série ... ou du roman !

x Série TV Roman de base
Monty présent absent
Jasper présent absent
Glass absente
meilleure amie de Wells : Clarke
présente
meilleure amie de Wells
Sonja absente
-
présente
mère de Glass
Luke absent présent
Camille absente présente
Thalia absente Clarke était isolée en cellule présente compagne de cellule de Clarke
Lilly absente présente


Et un petit tableau des correspondances possibles ! Autrement dit les personnages absents ou re-modelés ou fusionnés ...

x Série TV Roman de base
chef des 100BellamyGraham
pisteurFinnBellamy
second du chef des 100Atom / MurphyAsher
vice-chancelierMarcus KaneRhodes
mécanicien sur l'ArcheRavenLuke
ami d'enfance de WellsClarkeGlass
enfant aux cauchemarsCharlotteOctavia

Tout ceci inclus beaucoup de changement .. Les premiers pas de la série débute avec une mission : il faut rejoindre le Mont Weather. Les premiers pas du roman sont très différents. La navette contenait des tentes et de la nourriture. Ils n'ont pas à se déplacer pour trouver les premières rations. Ce changement supprime l'attaque subit par Jasper (qui n'existe de tout manière pas) ainsi que la façon dont ils découvrent leurs ennemis. Le rythme est différent ...

Pour quelqu'un comme moi qui a particulièrement accroché avec le couple d'Octavia et de Lincoln, lire le tome pour se retrouver avec une Octavia junkie de 14 ans et pas de Terrien ... C'est un poil frustrant !

jeudi 19 février 2015

Utopie dans l'infini

J'ai décidé de ne pas regarder la suite de Survivors. Je me suis trop ennuyée durant le premier épisode. Sur la très longue liste des séries qui pourraient me plaire et que je n'ai malheureusement pas encore vu, il y a Battlestar Galactica.

Je ne suis pas une grande fan des histoires qui se déroulent au sein des vaisseaux. En faites, je pourrais en être dingue, j'aime l'idée de microcosme et de tout ce qui peut se construire dedans. Mais je trouve rarement ce que je pourrais désirer voir. 


J'ai donc regarder le premier épisode pilote de Battlestar Galactica qui s'étale sur 3 heures. Vous imaginez un premier épisode de 3 heures à l'heure actuelle ? A une époque où on nous explique qu'un film doit être court car chaque minute représente tel ou tel budget ? ... Bien-entendu, nous avons de très jolies séries qui sortent, des passionnés qui travaillent et tout n'est pas noir mais je ne peux pas m'empêcher de penser à ce type de phénomène après avoir vu cet épisode. Un épisode qui prend le temps et l'énergie nécessaire pour s'installer. Le rythme est très différent de ce que l'on peut voir ailleurs ... On dirait qu'on a pas couper des bouts du film sous prétexte qu'ils n'étaient pas vitaux ... Cela permet aux personnages de prendre assez vite une certaine profondeur, l'univers s'installe correctement et je n'ai pas l'impression de partir sur une base un peu bancale. 

Pour se remettre un petit peu dans le contexte, Battlestar Galactica a été tourné en 2004. Il y a 11 ans, donc. J'ai parlé de pas mal de série écrite ou réalisé par des presque inconnus. Battlestar Galactica a été créé par Glen A. Larson que l'on connait également pour la création de K2000 ou encore de Magnum. Puis la série a été développé par Ronald D. Moore scénariste de Star Trek Générations, de certains épisodes de Roswell, de Mission Impossible II, de Caprica, de Hélix ... 

K2000
Tout ça est plutôt prometteur ... On commence l'histoire dans un monde futuriste. Je trouve que c'est toujours un peu dur de rentrer dans les séries futuristes d'il y a quelques années ... surtout parce que la technologie fait de tels avancés que tout parait vite obsolète, ce qui est dommage pour une technologie futuriste. Ce problème est habillement contourné avec Battlestar Galactica puisque l'on nous présente un vaisseau ayant dû abandonner une grande partie de sa technologie pour faire face à des robots, créés par l'Homme et ayant pris leur indépendance. Ce point de scénario permet d'expliquer l'utilisation de support papier, de calque, de vieux ordinateurs, d'absence de mise en réseau, ... Sur ce point là, tout va bien ! Ce n'était pourtant pas gagner. 
Les robots sont représentés par des êtres humains (summum de la puissance chez eux, ils ont réussi à créer des robots quasi-indétectable) et par des robots possédant un graphisme assez intéressant et bien fait. J'ai eu l'impression qu'ils avaient particulièrement travaillé la finition tout en réduisant le nombre de mouvement proposé par les robots. Globalement ils arrivent leurs armes se rangent et leurs mains sortent. Ils s'immobilisent et on passe à autre chose. Mine de rien, cela suffit à les présenter, leurs aspects montrent bien que ce ne sont pas des armures mobiles mais des robots et ils sont plutôt impressionnants. 

Robots
A partir de là, j'ai déjà envie d'être fan, car c'est malin et bien fait. Ce qui est déjà bien plus que ce que proposent énormément de films de science-fiction à l'heure actuelle. 
Dans ce premier épisode, on nous présente une société composée de plusieurs planètes. Il y a une présidence pour l'ensemble des planètes. Cela fait plusieurs décennies que les robots ennemis ne se sont pas montrés. Les vieux vaisseaux chargées de les combattre en cas de guerre sont en train de devenir des musées. La société que l'on nous présente pourrait être multi-culturelle, pourtant on nous parle d'une seule et unique religion et on ne fait pas face à une abondance de culture. Peut-être que cela va venir, peut-être pas. C'est un parti prit qui peut être intéressant. 

Plusieurs grands thèmes sont abordés dans cet épisode tel que la gestion de la culpabilité, pas simplement avec l'idée "tu es coupable" alors "tu es punis" mais réellement sur l'émotion de culpabilité et de comment on se regarde avec. Mine de rien, ce n'est pas un thème des plus courants dans les séries ou dans les films. Ce thème est abordé autour de quatre personnages, qui peuvent se sentir coupable de différentes manières et qui le gèrent différemment. L'un en refusant d'y faire face et en se réfugiant dans l'égoïsme, l'autre en décidant de laver sa conscience, le troisième par une forme de déni et le quatrième en l'acceptant totalement. J'ai trouvé que c'était un thème assez osé à placer dans un premier épisode, surtout avec différents prismes et un véritable travail autour. Le thème de l'égoïsme revient assez souvent, notamment sur le fait que même dans des situations terribles, qui marquent profondément l'Histoire, au final, on est seul dans sa tête. On ne fait pas bloque naturellement, on ne pense pas forcément aux autres même si on le voudrait. On reste avec ses peurs, ses douleurs, sa vie, ses habitudes ... J'ai trouvé très parlant et intéressant.

Père et fils
Dans cet épisode, on a plusieurs portraits de femmes, certaines humaines, d'autres plus robotiques mais bénéficiant tout de même d'un portrait et d'une psychologie importante. Si elles ne discutent pas en elles, si elles peuvent être écorchées par la série juste parce qu'elles sont des femmes, elles sont néanmoins là, entières et différentes. Ce ne sont pas des caricatures et elles sont intéressantes. Je verrais sur la durée où ça va, mais j'ai trouvé cela plutôt juste et intéressant. Ces personnes sont servies par des actrices brillantes qui interprètent réellement leurs rôles. A leur manière, elles m'ont fait oublier qu'elles jouaient ce qui est vraiment génial. 

Le personnage de la présidente, notamment, est tout en finesse. On reprend le thème très souvent abordé de "qu'est-ce qu'il se passe si le président meurt et qui dirige ?". On se retrouve avec des personnes qui se retrouvent bombardées à la tête du gouvernement sans en avoir forcément les compétences uniquement parce que tout le monde est mort. Un rôle d'autant plus dur à tenir qu'il s'accompagne d'une période de crises intenses. Le personnage qui se retrouve ainsi bombardé, c'est la ministre de l'éducation, une "maîtresse d'école", très brillante à sa manière mais dont on remet facilement l'autorité en cause, malgré ses compétences. L'actrice qui l'interprète, Mary McDonnell, a joué dans Passion Fish ou encore Danse avec les loups. Elle a été nommé aux Golden Globes et aux Oscars ... 

Mme la présidente en train de prêter serment

Un sans faute pour ce premier épisode alors ? Et bien ... 3 heures, c'est long, surtout quand on s'attend à regarder un épisode d'une grosse demi-heure. Le rythme est lent, ce dont on a plus forcément l'habitude suivant ce que l'on regarde. C'est assez facile de décrocher et j'ai ressenti le besoin de faire des pauses dans ce visionnage, chose plutôt rare pour moi. Mais au final, il y a une abondance de détails géniaux qui doivent être digérés. J'aime. Je recommande. Et je suis très curieuse de voir la suite ... 

mercredi 18 février 2015

Néant brumeux

D'habitude, je suis très inspirée pour mes titres d'articles et cela fait déjà quelques minutes que je suis devant mon écran sans parvenir à trouver comment le nommer. Pourtant les mots bourdonnent dans ma tête (la fièvre sans doute) et j'ai envie de vous dire : ne regarder pas Survivors, fuyez ! Fuyez pour vos vies, fuyez pour vos neurones, fuyez pour .. Ou pas. En faites, si vous avez envie de vous réjouir profondément devant une série bien faites, bien filmé, avec des acteurs convainquant et des personnages attachants. Alors regarder cette série, elle fera tellement baisser votre niveau de référence qu'ensuite, n'importe quoi devrait être magique. 

Je n'ai toujours pas de titre, mais je vais vous résumer cette heure et demi perdue. Certaines n'ont pas de moyen. Elles apprennent à re-doubler de malices et d'inventivité pour résoudre leurs problèmes. Par exemple, une série qui me parait vraiment intéressante comme in the flesh ne regorge pas d'effet spéciaux, de vue filmée depuis les hauteurs, d'accidents de voitures, ... Pourtant tout fonctionne, à cause d'un scénario très fin, de recherches et sans doute d'énormément de travail. Certaines séries ont l'air d'avoir plus de moyens financiers et de ne pas savoir quoi en faire. Vous savez, ce sont exactement ce genre de télé-film où voiture après voiture, elles se crashent pendant dix minutes, uniquement parce qu'ils peuvent le faire. Seulement pouvoir le faire, ça ne veut pas dire que c'est intéressant ... On se retrouve à avoir une redondance de scènes inutiles juste là pour la beauté de la chose, sauf que ce n'est pas beau et au lieu de créer du rythme, ça le casse. 

Le départ est déjà assez spécial, on commence la série avant le point de départ du résumé. C'est-à-dire que si vous chercher une série ... vous tombez sur un résumé qui dit "une terrible épidémie a eu lieu, dans ce monde post-apocalyptique, les survivants tentent de reconstruire leurs vies" et début de l'épisode, tout le monde va bien et ils tentent de faire monter le suspens : l'épidémie va-t-elle prendre de l'ampleur ? Pour nous montrer l'épidémie qui se propage, des vues de villes en accélérer sont proposées. D'en dessous, d'au dessus, ... Des enfants qui jouent ... C'est classique et on sent très bien où on va en venir ... On nous présente quelques personnages, mais je n'y accroche absolument. 

Une seule situation de départ vraiment problématique m'intéresse : un prisonnier en cellule qu'un maton à pris en grippe. A la limite, c'est intéressant. Qu'est-ce que l'on fait du prisonnier ? Est-ce qu'il mérite d'être dehors ou pas à cause des circonstances ? Comment on garde quelqu'un en détention durant une période tel que celle-ci ? Je crois que je pourrais écrire sur un tel sujet et sur les soucis moraux qu'il comporte. 

Finalement l'épidémie tue presque tout le monde sauf ceux que l'on suit et ils emploient un procédé assez choquant à mes yeux. Alors que tout le monde meurt, les personnages que l'on suit sont isolés ou endormis ou ... Ce qui fait qu'ils se réveillent et observent soudain la totalité du monde mort. Mais ... pourquoi ? Et le seul sujet qui m'intéressait est détruit dans l’œuf, puisque le détenu attaque le gardien, le poignarde et le tue. Il se retrouve donc libre.

Donc on suit différents personnages dans une ville morte, durant tout le reste de l'épisode, ils réalisent qu'ils sont seuls puis se retrouvent et nous terminons l'épisode par un discours endiablé sur le fait que l'on ne doit pas rester seul ! Il faut unir ses forces pour aller vers l'avant ! Sur quoi, les autres, qui voulait partir chacun de leurs côtés finissent par se ranger à son avis. 

Passionnant non ? Imaginez un télé-film qui ne s'arrête plus ... Là où je deviens très perplexe c'est que sur Allociné, la série obtient tout de même un score de 3.6 sur 5 dont 70% de critiques se situe au dessus de 4 étoiles sur 5 ... Et là, je ne comprend pas. Soit le second épisode est le meilleur épisode de tout les temps et parvient à rattraper la bouse infâme de ce premier épisode, soit les navets ont de très beaux jours devant eux.


Je vais essayer de vous présenter une note ... Ce sera compliqué ... 

Personnages attachants : 1/10
Il y a "la mère", "la doctoresse", "la fêtarde traumatisée", "le prisonnier", "le pratique", "l'enfant", "le vip", "l'homme de la montagne", "le sympa", "la menteuse" ... Comment s'attacher à ça ? Je met un point car sur la totalité des personnages, le prisonnier qui a pris 20 ans, qui s'est attiré les foudres du gardien et qui a l'air tellement à l'aise parvient à susciter une once de curiosité. Mais on est tellement proche du rien du tout que c'est cher payé.

Le prisonnier et le VIP

Suspens : 0/10
Non, je n'accorderai pas de point. Le personnage qui tourne pendant cinq minutes les mains sur les hanches l'air de dire : "mais dis donc, que vais-je faire ?" devant un autre personnage qui dit ne pas vouloir l'emmener ... On est très loin de la surprise quand ils se retrouvent ensemble dans la même voir. En faites, en terme de surprise, j'ai été très surprise lorsqu'après avoir été soufflé par une explosion en chaine deux personnages arrivent à se relever et à sauter dans une voiture, a démarrer et à s'éloigner avant que le second bout de l'explosion n'arrive. Tout compte fait, la téléportation existe, mais je ne vais tout de même pas me mettre à donner des points sur des bugs de scénario ...

Scénario : 0/10
Une épidémie mondiale. Les survivants sont des personnes immunisés naturellement et un groupe de recherche dans un laboratoire ... Oups, je viens de vous révélé l'immense et inattendu fin de l'épisode un. Surprenant hein ? Ouais. Donc je disais, l'épidémie, les survivants, le labo, ... L'enfant paumé que l'on recherche histoire que le héros bouge et rencontre du monde. Il est où le scénario ? On a même pas un début de quelque chose.

Univers : 0/10
Si je note la recherche de l'univers, il s'agit d’empilement de cadavres et de rues désertes. Tout est plutôt bien rangé d'ailleurs, on peut circuler à fond. On a un labo caché et ... rien d'autre. L'univers n'est pas seulement classique, il est inintéressant. Il n'y a aucun traitement autour de l'horreur, ça ne prend pas.

Manière de filmer : 4/10
Redondant, inintéressant, sans risque et sans succès. J'aimerai bien dire "j'ai failli m'endormir" mais mon insomnie à résister à ça ... malheureusement. Toute la recherche qui a été faites repose sur des techniques employées sans trop de réflexion. Je n'ai pas vu le travail, je n'ai pas vu de choix artistique, ... Ils ont filmé. Ils ne m'ont pas donné le mal de mer (merci !) et c'est déjà bien, donc je resterais assez proche de la moyenne.

Effet spéciaux et maquillage : 2/10
Je ne suis pas convaincue par les incrustations ... les morts ont l'air plutôt vivants ... un peu pâle mais vivant, sincèrement, hier dans le miroir je me suis fait plus peur que ça. Les malades ont d'ailleurs l'air en formes, plutôt alerte et peu fatigué. 

Musique et voix : 4/10
J'ai trouvé la musique très présente. Elle alourdi encore un peu plus le mélange, sans que ce soit nécessaire et elle est plutôt "fausse". Des musiques stressantes retentissent à des moments qui devraient être angoissant mais qui ne les sont pas ... ce qui donne encore plus l'impression que la scène est loupée.

Humour : 3/10
Y'a des tentatives, mais c'est plus que bof ... Un seul moment prête vaguement à sourire avec un presque accident de voiture et quand elle se fait engueuler, l'héroïne demande si elle est censée appelé son assurance ...

Moyenne des notes : 2/10 
Ce qui nous fait pour cet épisode une moyenne de ... 1.75 que j'arrondi à 2. Sincèrement je n'ai pas honte, je ne pense pas avoir noté durement parce qu'il n'y a juste ... rien. Tellement rien que le titre de l'article parlera de néant ...