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vendredi 20 février 2015

Particules de mort - 5

Quand on a envie de vivre l'aventure d'une série un peu plus longtemps ... on peut rechercher des œuvres de fans sur cet univers, tel que des fanfictions. Une fanfiction de the 100 pourrait ré-écrire l'histoire avec d'autres personnages ou émettre un "et si ?". Et si Bellamy n'avait pas réussi à monter dans la navette, que ce serait-il passé ? Cette dérivation remet beaucoup de chose en cause ... L'organisation du camp, le meurtre de Wells, la sécurité d'Octavia ... Et si Lincoln avait kidnappé Octavia et l'avait directement traîné vers la mer ? Comme vous vous en douterez : j'écris des fanfictions et j'adore ça. 

Seulement, des fanfictions en français, suivant les univers, il n'y en a pas tant que ça ... Pour vous donner une idée. Surtout l'une des plus grosses plateformes de fanfiction, il existe actuellement :

432.000 fanfiction française sur Harry Potter
2.600 fanfiction française sur Supernatural
706 fanfiction française sur Hunger Games
414 fanfiction française sur Buffy
37 fanfiction française sur The 100

Oui, sur Harry Potter on peut trouver son bonheur et certains textes sont de véritables chefs-d'oeuvres. Sur The 100, ce sera déjà beaucoup plus compliqué ... Donc si on ne peut pas lire de fanfictions, on se retrouve souvent bredouille. Sauf que beaucoup de films et de séries proviennent actuellement de roman ou donnent par la suite des romans. C'est le cas de Twilight, de Harry Potter, de Hunger Games, de Buffy ... et de The 100. 

J'ai donc entrepris la lecture de "Les 100" de Kass Morgan et dès les premières lignes, j'ai eu envie de vous relater cette expérience de lecture et surtout de liste les différences existantes entre le livre et la série. Vous avez vu qu'avec un simple "Et si ?" on peut construire une toute autre histoire en partant d'une base commune ... Chaque différence entre le livre et la série peut les éloigner l'un de l'autre ou, lorsque les scénaristes tentent de rétablir le lien avec l'oeuvre original, créer des incohérences ou des maladresses.

Je vais vous proposer une série de tableau comparatif entre le roman (tome 1) et la série. Je vous propose de commencer par comparer la liste de personnage et leurs caractéristiques. Car supprimer un personnage, c'est supprimer énormément d’interaction possible. En ajouter peut également tout bouleverser.

Les personnages communs aux deux univers :

x Série TV Roman de base
Clarke
présente
a été arrêté pour trahison
présente
a été arrêté pour meurtre et trahison
Wells
présent
est présenté comme "handicapé"
amoureux "secrètement" de Clarke
présent
a gagné un concours de lutte
ex-petit-ami de Clarke
Bellamy
présent
un complot l'aide à aller sur Terre
tire volontairement sur Jaha
tous ignorent qu'il a tiré sur Jaha
prend immédiatement le contrôle
défend le camp
présent
s'organise seul pour aller sur Terre
tire accidentellement sur Jaha
tous savent qu'il a tiré sur Jaha
reste dans son coin
chasse et piste
Octavia
présente
la première a fouler la Terre
a vécu cachée dans le plancher
est arrêtée pour être née
17 ans
présente
Clarke semble être la première sortie
a vécu dans en familles d'accueils
est arrêtée pour vol de médicament
14 ans
Jaha
présent
est ami avec les parents de Clarke
présent
-
Abby Griffin
présente
est médecin
mention mais décédée
travaille sur des cobayes humains
Jake Griffin
mention mais décédé
est ingénieur
mention mais décédé
travaille sur des cobayes humains


Les absents de la série ... ou du roman !

x Série TV Roman de base
Monty présent absent
Jasper présent absent
Glass absente
meilleure amie de Wells : Clarke
présente
meilleure amie de Wells
Sonja absente
-
présente
mère de Glass
Luke absent présent
Camille absente présente
Thalia absente Clarke était isolée en cellule présente compagne de cellule de Clarke
Lilly absente présente


Et un petit tableau des correspondances possibles ! Autrement dit les personnages absents ou re-modelés ou fusionnés ...

x Série TV Roman de base
chef des 100BellamyGraham
pisteurFinnBellamy
second du chef des 100Atom / MurphyAsher
vice-chancelierMarcus KaneRhodes
mécanicien sur l'ArcheRavenLuke
ami d'enfance de WellsClarkeGlass
enfant aux cauchemarsCharlotteOctavia

Tout ceci inclus beaucoup de changement .. Les premiers pas de la série débute avec une mission : il faut rejoindre le Mont Weather. Les premiers pas du roman sont très différents. La navette contenait des tentes et de la nourriture. Ils n'ont pas à se déplacer pour trouver les premières rations. Ce changement supprime l'attaque subit par Jasper (qui n'existe de tout manière pas) ainsi que la façon dont ils découvrent leurs ennemis. Le rythme est différent ...

Pour quelqu'un comme moi qui a particulièrement accroché avec le couple d'Octavia et de Lincoln, lire le tome pour se retrouver avec une Octavia junkie de 14 ans et pas de Terrien ... C'est un poil frustrant !

jeudi 19 février 2015

Utopie dans l'infini

J'ai décidé de ne pas regarder la suite de Survivors. Je me suis trop ennuyée durant le premier épisode. Sur la très longue liste des séries qui pourraient me plaire et que je n'ai malheureusement pas encore vu, il y a Battlestar Galactica.

Je ne suis pas une grande fan des histoires qui se déroulent au sein des vaisseaux. En faites, je pourrais en être dingue, j'aime l'idée de microcosme et de tout ce qui peut se construire dedans. Mais je trouve rarement ce que je pourrais désirer voir. 


J'ai donc regarder le premier épisode pilote de Battlestar Galactica qui s'étale sur 3 heures. Vous imaginez un premier épisode de 3 heures à l'heure actuelle ? A une époque où on nous explique qu'un film doit être court car chaque minute représente tel ou tel budget ? ... Bien-entendu, nous avons de très jolies séries qui sortent, des passionnés qui travaillent et tout n'est pas noir mais je ne peux pas m'empêcher de penser à ce type de phénomène après avoir vu cet épisode. Un épisode qui prend le temps et l'énergie nécessaire pour s'installer. Le rythme est très différent de ce que l'on peut voir ailleurs ... On dirait qu'on a pas couper des bouts du film sous prétexte qu'ils n'étaient pas vitaux ... Cela permet aux personnages de prendre assez vite une certaine profondeur, l'univers s'installe correctement et je n'ai pas l'impression de partir sur une base un peu bancale. 

Pour se remettre un petit peu dans le contexte, Battlestar Galactica a été tourné en 2004. Il y a 11 ans, donc. J'ai parlé de pas mal de série écrite ou réalisé par des presque inconnus. Battlestar Galactica a été créé par Glen A. Larson que l'on connait également pour la création de K2000 ou encore de Magnum. Puis la série a été développé par Ronald D. Moore scénariste de Star Trek Générations, de certains épisodes de Roswell, de Mission Impossible II, de Caprica, de Hélix ... 

K2000
Tout ça est plutôt prometteur ... On commence l'histoire dans un monde futuriste. Je trouve que c'est toujours un peu dur de rentrer dans les séries futuristes d'il y a quelques années ... surtout parce que la technologie fait de tels avancés que tout parait vite obsolète, ce qui est dommage pour une technologie futuriste. Ce problème est habillement contourné avec Battlestar Galactica puisque l'on nous présente un vaisseau ayant dû abandonner une grande partie de sa technologie pour faire face à des robots, créés par l'Homme et ayant pris leur indépendance. Ce point de scénario permet d'expliquer l'utilisation de support papier, de calque, de vieux ordinateurs, d'absence de mise en réseau, ... Sur ce point là, tout va bien ! Ce n'était pourtant pas gagner. 
Les robots sont représentés par des êtres humains (summum de la puissance chez eux, ils ont réussi à créer des robots quasi-indétectable) et par des robots possédant un graphisme assez intéressant et bien fait. J'ai eu l'impression qu'ils avaient particulièrement travaillé la finition tout en réduisant le nombre de mouvement proposé par les robots. Globalement ils arrivent leurs armes se rangent et leurs mains sortent. Ils s'immobilisent et on passe à autre chose. Mine de rien, cela suffit à les présenter, leurs aspects montrent bien que ce ne sont pas des armures mobiles mais des robots et ils sont plutôt impressionnants. 

Robots
A partir de là, j'ai déjà envie d'être fan, car c'est malin et bien fait. Ce qui est déjà bien plus que ce que proposent énormément de films de science-fiction à l'heure actuelle. 
Dans ce premier épisode, on nous présente une société composée de plusieurs planètes. Il y a une présidence pour l'ensemble des planètes. Cela fait plusieurs décennies que les robots ennemis ne se sont pas montrés. Les vieux vaisseaux chargées de les combattre en cas de guerre sont en train de devenir des musées. La société que l'on nous présente pourrait être multi-culturelle, pourtant on nous parle d'une seule et unique religion et on ne fait pas face à une abondance de culture. Peut-être que cela va venir, peut-être pas. C'est un parti prit qui peut être intéressant. 

Plusieurs grands thèmes sont abordés dans cet épisode tel que la gestion de la culpabilité, pas simplement avec l'idée "tu es coupable" alors "tu es punis" mais réellement sur l'émotion de culpabilité et de comment on se regarde avec. Mine de rien, ce n'est pas un thème des plus courants dans les séries ou dans les films. Ce thème est abordé autour de quatre personnages, qui peuvent se sentir coupable de différentes manières et qui le gèrent différemment. L'un en refusant d'y faire face et en se réfugiant dans l'égoïsme, l'autre en décidant de laver sa conscience, le troisième par une forme de déni et le quatrième en l'acceptant totalement. J'ai trouvé que c'était un thème assez osé à placer dans un premier épisode, surtout avec différents prismes et un véritable travail autour. Le thème de l'égoïsme revient assez souvent, notamment sur le fait que même dans des situations terribles, qui marquent profondément l'Histoire, au final, on est seul dans sa tête. On ne fait pas bloque naturellement, on ne pense pas forcément aux autres même si on le voudrait. On reste avec ses peurs, ses douleurs, sa vie, ses habitudes ... J'ai trouvé très parlant et intéressant.

Père et fils
Dans cet épisode, on a plusieurs portraits de femmes, certaines humaines, d'autres plus robotiques mais bénéficiant tout de même d'un portrait et d'une psychologie importante. Si elles ne discutent pas en elles, si elles peuvent être écorchées par la série juste parce qu'elles sont des femmes, elles sont néanmoins là, entières et différentes. Ce ne sont pas des caricatures et elles sont intéressantes. Je verrais sur la durée où ça va, mais j'ai trouvé cela plutôt juste et intéressant. Ces personnes sont servies par des actrices brillantes qui interprètent réellement leurs rôles. A leur manière, elles m'ont fait oublier qu'elles jouaient ce qui est vraiment génial. 

Le personnage de la présidente, notamment, est tout en finesse. On reprend le thème très souvent abordé de "qu'est-ce qu'il se passe si le président meurt et qui dirige ?". On se retrouve avec des personnes qui se retrouvent bombardées à la tête du gouvernement sans en avoir forcément les compétences uniquement parce que tout le monde est mort. Un rôle d'autant plus dur à tenir qu'il s'accompagne d'une période de crises intenses. Le personnage qui se retrouve ainsi bombardé, c'est la ministre de l'éducation, une "maîtresse d'école", très brillante à sa manière mais dont on remet facilement l'autorité en cause, malgré ses compétences. L'actrice qui l'interprète, Mary McDonnell, a joué dans Passion Fish ou encore Danse avec les loups. Elle a été nommé aux Golden Globes et aux Oscars ... 

Mme la présidente en train de prêter serment

Un sans faute pour ce premier épisode alors ? Et bien ... 3 heures, c'est long, surtout quand on s'attend à regarder un épisode d'une grosse demi-heure. Le rythme est lent, ce dont on a plus forcément l'habitude suivant ce que l'on regarde. C'est assez facile de décrocher et j'ai ressenti le besoin de faire des pauses dans ce visionnage, chose plutôt rare pour moi. Mais au final, il y a une abondance de détails géniaux qui doivent être digérés. J'aime. Je recommande. Et je suis très curieuse de voir la suite ... 

mercredi 18 février 2015

Morsure du froid - 4

Je ne pensais pas revenir sur Z nation, trois articles sur cette série qui ne m'a pas convaincu, c'est déjà énorme mais alors que mon nez fait des siennes et que la fièvre hante ma boite crânienne, je me suis dit : "Et si j'écrivais un article sur les chiens ?". Petit effort de mémoire pour retrouver un chien et pouf, Z nation le retour.

Il y a bel et bien un chien dans Z nation, dont le rôle se borne globalement à montrer la solitude de son propriétaire ... et à vider les stocks de viande. Mais je me suis dit que ça pourrait être intéressant de parler un peu de la représentation de ce chien. Alors me voici !

Citizen et son chien

Le cinéma, les séries, les clips et globalement tout les médias créent volontairement ou non des vagues de mode chez le chien. Ainsi on peut voir le nombre de naissances d'une race exploser simplement parce qu'un film où elle était représentée est sortie. Malheureusement entre le cinéma et la réalité, il y a parfois un monde. L'adoption d'un chien (car derrière ces naissances, il y a des adoptants) doit correspondre à notre mode de vie ... sinon, on va droit dans le mur. Les chiens sont des êtres qui ont des besoins physiques plus ou moins importants et qui peuvent se révéler très compliqué à gérer si leurs besoins ne sont pas satisfait. Un maître sportif pour un chien sportif en bref.

Dans Z nation, le personnage de Citizen Z trouve un attelage de chiens de traîneau. Ils sont conduits par un musher, qui est mort et transformé en zombie tout comme certains de ses chiens. L'un d'entre eux est pourtant toujours vivant et deviendra son chien. Il s'agit a priori d'un husky.

N.B. : on évite de faire des câlins aux chiens-zombies
Si les husky se retrouvent à tirer des traîneaux, ce n'est pas à cause de leurs muscles impressionnants mais de leur très forte endurance. L'endurance d'un chien peut être assez terrifiante ... et il faut s'y préparer avant l'adoption pour choisir une race en fonction de nos possibilités. Il faut savoir que les huskys sont des chiens chasseurs, sportifs, ayant énormément besoin d'explorer leur environnement et qui réfléchissent par eux-même. Ce sont des chiens sensibles dont l'éducation peut parfois être difficile, car ils n'obéiront pas sans une bonne raison. Ne croyez pas que la force vous permettrez d'aller plus vite, ils se défendront sans doute avant de craquer. Tout ce que la violence vous donnerez alors, c'est un peu plus de violence ... et les chiens ont des petites quenottes qui peuvent faire mal.

Malheureusement la série ne laisse pas entrevoir ce potentiel sportif et ce très grand besoin d'activité, puisque ce husky passe pour "un chien de geek" capable de rester coucher durant des heures sans bouger ... Ce ne sont certes pas des chiens très actifs, dans le sens "pile électrique" en permanence à fond, mais un tel programme ne leur conviendrait pas. Il est très difficile de satisfaire leurs besoins, à tel point que bon nombre d'adoption finissent en abandon ... Les huskys qui plaisent d'abord pour leurs physiques se révèlent difficiles à gérer, fugueur, destructeur, ... s'ils n'ont pas accès au sport quotidien qui leur est nécessaire. Ce fait les amène malheureusement à remplir les refuges.

Premier critère d'adoption : le caractère
Dernier critère d'adoption : le physique

Donc le husky, oui si vous désirez faire des sports de traction (traineau, cani-vtt, cani-trotinette, cani-roller, cani-cross, ...), en évitant tout de même de finir comme le musher de la série : si tout le monde se transforment en zombie, fuir à traîneau peut être une bonne idée mais attention à ne pas geler ! Et non, ce n'est pas une bonne idée si vous désirez faire comme Citizen Z, une petite partie de golf en intérieur de temps en temps et observer le paysage blanc sans y mettre un pied pour éviter de prendre froid.

Voilà c'était un petit mot sur le husky, à la prochaine !

Plumes ensanglantées - 2

Ca m'embêtait tout de même de parler d'une série sans avoir vu la totalité d'une saison, j'ai donc regardé les 8 épisodes de Dominion. Je dois avouer que l'épisode 2 est bien-meilleur que le premier et que beaucoup de points s'améliorent mais la note globale pour cette série reste mauvaise, je ne vous la recommanderais pas. Pourquoi un second article alors ? Et bien, pour vous parler des femmes dans Dominion. 

Très naïvement, j'avais tendance à croire qu'il y avait peu de façon de rabaisser la femme. Quand, j'ai commencé ces articles, je pensais que j'aurais globalement à vous parler des bonnes séries, où la femme dans son ensemble à un rôle, ait représentée correctement, ... et de la représentation de la femme comme un objet décoratif. Autant le répéter : c'était naïf. 


Quand j'ai fait les différents test de Bechdel, pour chaque question je me suis demandé si la question serait pertinente pour l'homme. Y a-t-il dans le film au moins deux personnages de sexe masculin ? Ces deux hommes ont-ils une conversation entre eux ? Si oui, parlent-ils d’autre chose que d’une femme ? Personnellement, ces questions me paraissent alors ridicules, ce qui est déjà révélateur. Quel genre de série serait une série où on répondrait non ? Quel société montrerait-elle ? Non, parce que je décris tout de même des univers post-apocalyptique depuis le début de ce blog... Et pourtant la place de la femme est minuscule, dans la proposition donnée par l'univers et dans le traitement de la série. Car ce n'est pas parce qu'un univers est misogyne que l'on ne peut pas laisser la place aux femmes dans la façon d'aborder cet univers. Je pourrais faire une série sur les femmes dans des sociétés extrémistes. Les personnages n'ont pas besoin d'être reconnu par leur société pour pouvoir être représenté et intéressant. 


Bref, tout cela m'agace car je me rend de plus en plus compte à quel point j'ai appris à ne pas voir ... Mais revenons-en à Dominion. Dans le premier épisode, j'ai été assez dérangé par le manque de place laisser aux femmes et par leurs tenues. Je vais commencer par les personnages. 

Je vous avais parlé de Bixby, une orpheline affamée, qui ne semblait être là que pour montrer que le héros, Alex (je vais finir par m'en souvenir ... ou pas d'ailleurs) est gentil, fort, brave, soucieux de son prochain ... Sauf qu'Alex comme tout bon héros doit subir des épreuves, il se fait attaquer. Bixby et Claire sont blessées. Bixby, une enfant donc, avait promis de taire un secret. Elle le révèle par inadvertance, en en parlant trop près d'une oreille indiscrète ... Suite à cette trahison, elle se fait tuer. Bixby meure. Si la question se pose, elle se fait tuer par un homme.

Claire offrant une peluche à Bixby
Plus de Bixby donc ... L'un des rares personnages auquel je m'étais attaché. Dommage. Il nous reste Claire. Claire, c'est la copine du héros. Elle fait une promesse, celle de s'enfuir avec lui s'ils ne pouvaient pas se marier. Elle brise cette promesse pour le bien de la ville ... Donc elle se retrouve contrainte d'épouser un homme qu'elle n'aime pas. Elle est petit à petit décrite comme une manipulatrice, qui effectue du chantage de manière très intelligente, mais également comme une traîtresse. Elle fait tomber son père, elle utilise William, elle jette William ... Elle ne protège rien ni personne, si ce n'est elle-même. Elle met l'homme qu'elle aime en danger si c'est la meilleure décision politique à prendre. Mine de rien avec ses décisions, elle perd son père (qu'elle chasse), sa mère, l'homme qu'elle aime et son ami d'enfance. 
Donc : Bixby meurt après avoir trahi sa promesse. Claire trahi sa promesse et perd tout ce qu'elle a ou presque. Ce n'est déjà pas charmant comme portrait de femme, mais pourquoi pas car après tout, la série à son lot d'hommes manipulateurs. 

On suit également Noma, l'e x-petite-amie d'Alex, qui est garde. Nous sommes d'accord que pour qu'il y ait un minimum d'équilibre dans tout cela, il faudrait que la demoiselle ne soit pas une traîtresse ? Roma fait croire qu'elle est humaine, elle s'approche du héros par mission et le lui cache. Elle trahie sa confiance, lui ment et s'avère être le bras droit de Michael. En récompense, Michael l'envoie en mission suicide ... La saison s'arrête à un moment où elle est soit prisonnière, soit traître. 

Noma
Troisième femme, troisième forme de traîtrise. Malheureusement, ce n'est pas seulement une facette de ces dames, elles pourraient se résumer ainsi, car c'est ce qui est le plus travaillé chez elle. Une quatrième femme ? Becca. 
J'ai apprécié le personnage de Becca de prime abord. C'est une scientifique, amoureuse de Michael, qui participe à des orgies avec lui. Un mec pour X femmes, cela va malheureusement de soit ... Il y a un côté "traître" dans ce personnage inclus dès le départ. En tant qu'archange, Michael n'est pas humain. Elle trahit son espèce en étant avec lui ou en tout cas, on nous l'explique. Elle siège auprès des hommes dans la vie politique, mais c'est aussi une forme de trahison puisqu'elle représente plus ou moins Michael alors qu'il n'a pas le droit de les influencer. 

Seulement ... j'avais remarqué que quand une femme fait l'amour, elle a tendance à être punie pour cela. Becca et Michael font l'amour. Michael, ça ne change rien pour lui ... Becca, elle, subit des pressions pour avoir oser faire cela et est victime de chantage ... Pour faire cesser ces chantages, elle quitte Michael et perd l'homme qu'elle aime. Ca pourrait être au profit d'une certaine intégrité ... Seulement Michael lui fait encore confiance et lui demande de protéger un innocent en son absence. Elle torturera l'innocent et l'utilisera pour des expériences, trahissant Michael de la plus horrible des façons... C'est à cause de ses actes qu'elle mourra et que Michael deviendra fou de rage ... tuant de nombreuses personnes. La seule réelle trahison de Michael est dû uniquement au comportement d'une femme.

Michael et Becca
Quatre femmes, quatre traîtresses. Une cinquième ? Pourquoi pas la sœur de Michael, qui trahit ses deux frères à la fois en les manipulant ? Une sixième ? Et bien, la compagne de la sœur de Michael ... qui tue des innocents, ment, manipule, trahit uniquement pour arriver à son but. La reine des traîtresses, qui dirige une ville de femmes ... Une septième ? Une ange... qui se fait passer pour la mère de Claire et qui fait tout pour prendre sa place et qui a la petite particularité de tuer sans vraiment le vouloir. D'ailleurs, elle trahit le père de Claire. Une septième ? La servante de Claire qui s'avère être un ange et attaque tout le monde ...

Une femme qui ne manipule personne ? Qui ne trahit personne ? ... Je n'en trouve pas. Comme si aucun personnage féminin ne pouvait simplement être honnête. Un homme honnête ? Mickael cache certaines choses, mais il ne trahit pas. Il ne trahit pas les anges neutres qu'il protège. Il ne trahit pas la confiance de Jeep et protège son fils. Il est très silencieux, très brutal dans ses rages, mais il est globalement droit dans ses bottes. Un autre ? Jeep ... Il trahit sa promesse mais est réhabilité par Mickael qui explique qu'il l'a forcé à le faire... Encore un autre ? Gabriel ... qui sauve son frère quand l'un de ses soldats l'attaque sans qu'il n'en ai donné l'ordre. 

Bon, les femmes sont des manipulatrices ... mais j'ai également parlé des vêtements. Les vêtements sont assez étranges car on a des vêtements utilitaires modernes représentés (tee-shirt, pantalon, ...) et une mode à inspiration romaine. Ça voudrait dire jupette de cuir chez les hommes ou des toges. Nous sommes d'accord ? 
Alex Lannon - dominion-tv-series Photo
Alex en tenue de garde
Pas de jupette pour les hommes alors ? Et bien si ... d'après l'affiche.

Affiche de Dominion
Bon, c'est un peu survendu ... En dehors de quelques scènes datant du deluge ... Les anges, c'est plutôt armures complètes (plutôt ridicule d'ailleurs) ou tenues couvrantes :

Michel affronte Furiad
Et les hommes politiques ?

Riesen et Whele sur leurs 31
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de porter un simple débardeur alors qu'il fait plutôt frais, mais on prend vite froid. Je ne sais pas si vous avez déjà tenté de porter un col haut alors qu'il fait plutôt chaud, mais vous transpirez vite ... Un peu de cohérence et de respect pour tous serait agréable.

Pourtant ces femmes se trouvent avec des robes plus qu'échancrées à côté d'hommes habillés bien chaudement. Pourquoi ? Ne serait-ce qu'une chemise légère et une robe plus couvrante serait déjà plus cohérent. A part pour rendre la série "sexy", c'est quoi le but ? L'intérêt ? Qu'est-ce que ça nous apprend des personnages ? 

Becca
Ce personnage, c'est Becca, notre scientifique qui n'hésite pas à faire des expériences douloureuses sur des personnes vivantes et qui est décrite plusieurs fois comme "très compétente". La mettre en petite tenue puis la montrer participant à une orgie n'apporte rien au personnage.

Becca
Claire, que l'on nous présente comme une petite princesse est forcément plus pudique que Becca dans son traitement visuel, elle se retrouve néanmoins avec une absence de manche ou des découpes dans sa robe pour la rendre plus ... "agréable à l'oeil".

Claire et son père
Une autre photo de Claire et son père, dans des tenues différentes. Le père continue de porter des uniformes très couvrant et la petite princesse se dénude un peu plus. En faites, au plus elle prend de l'importance politiquement, au moins elle est habillée ...

Claire et son père
Les femmes les plus couvertes le sont totalement. Elles viennent de la cité des femmes et pour les protéger, elles sont couvertes entièrement ... Sur l'image qui suit, la femme la plus couverte murmure à l'autre qu'elle ne devrait pas s'offrir à un homme d'une telle façon ... La possible sexualité de la femme est une nouvelle fois brimée dans une société sensée la protéger. 

Les femmes de la cité d'Helena


Il y a un point que je n'ai pas trop abordé dans les autres articles, c'est le choix des actrices et leurs poids. Ouais, là, on quitte le glamour. J'ai été choquée dans Dominion sur le choix d'une actrice. Elle est présentée comme méchante, plutôt dégueulasse (sale, ...), non soignée, faible, manipulable ... bref elle est "à abattre" et elle se fait tuer. Cette actrice est la seule actrice de la série que l'on filme plus de trois secondes d'affilés a être en sur-poids. 

Un méchant ange ...

Je sais bien que ce n'est pas un procédé rare que de présenter des acteurs correspondant aux canons de beautés comme étant les gentils ou les méchants "tentants", "désirables" ... et de nous montrer les personnages abominables, faibles, ne méritant aucun respect avec des acteurs ne correspondant pas aux canons de beautés actuels. Mais ce n'est pas parce que c'est habituel qu'il ne faut pas le pointer du doigt et s'en plaindre.

Je vais clore cet article avec les réponses aux questions du test de Bechdel ... 

Y a-t-il dans le film au moins deux personnages de sexe féminin ? 
Becca, Claire, Bixby, Uriel, Arika, Clémentine, ... Les femmes sont relativement nombreuses. 

Ces deux femmes ont-elles une conversation entre elles ? 
Je définis conversation comme un échange. Une femme doit parler et l'autre lui répondre. Il me faut au moins deux phrases.

S1E01 : non
S1E02 : non
S1E03 : non
S1E4 : oui ! Bixby (une enfant) et Claire puis Noma et Arika.

Si oui, parlent-elles d’autre chose que d’un homme ?
Conversation Bixby / Claire : non, elles parlent d'Alex.
Conversation Noma / Arika : oui, elles parlent des secrets

La série a besoin de plus de deux heures pour pouvoir nous présenter une conversation entre deux femmes ... et si l'on ne parle pas d'hommes, on parle de secret et de la possibilité de trahir la ville.... Bref, si vous voulez voir une série où les femmes ne sont pas écorchées dans leurs représentations, passez votre chemin. 

mardi 17 février 2015

Plumes ensanglantées - 1

Je viens de voir le premier épisode de Dominion. J'avais lu de mauvaises critiques sur cette série, mais j'avais tout de même envie de lui laisser sa chance ... Je vais réalisé cet article totalement à chaud, puis je déciderais si je regarde d'autres épisodes de la saison ou pas. Je vais donc profiter de cet article pour noter la série.

Le premier épisode, c'est un peu plus d'une heure de film. Durant cette heure, nous découvrons un univers où les anges sont les ennemis. On nous présente une base, solidement protégée par des armes lourdes, où résident une population de civils. Cette ville est hiérarchisé. Les personnes sont rattachés à des numéros qui leurs assurent leurs rations (ou pas) et un certain nombre de privilège (ou pas). Les orphelins sont tout en bas de l'échelle et travaillent pour survivre ... ou meurent.

Les sociétés découpées en tranche très claires, dont chaque tranche pourrait correspondre à un métier, ça devient de plus en plus courant et c'est plutôt désagréable je trouve. Mais passons ... On suit un soldat, désobéissant, qui s'avérera être l'élu d'entre tous. Le scénario est cousu de fils blancs, l'auteur semble craindre que l'on ne devine pas et nous fait des plans rapprochés sur le héros quand on raconte l'histoire de l'être élu tout en expliquant que personne ne sait qui il est ... J'ai trouvé cela assez lourdingue. Enfin ... quand dans une série on commence à vous parler de l'être élu, il y a de grandes chances que ce soit le héros. Tenter de faire une énigme autour de cela tout en semant des indices gros comme des maisons, c'est assez ridicule.

Comme j'ai dis que je noterais en même temps, je vais débuter.

Personnages attachants : 4/10
Je garde en tête le fait que ce soit un premier épisode. Je n'ai forcément pas eu autant de temps pour m'attacher aux personnages. Je ne suis pas particulièrement douée pour me souvenir des noms des personnages, alors pour moi c'est un critère assez important. Si je me souviens d'un nom, c'est que le personnage m'a marqué. Je me souviens d'un nom ! Bixby. 

Bixby et le héros
Bixby c'est une petite orpheline fatiguée mais débrouillarde que le héros protège. C'est presque un faire-valoir. Et oui, le héros est grand, courageux, protecteur (il a protégé Claire aussi) et en plus il aime les enfants. 

Oui, oui, je viens de vous citer un second nom : Claire. Vous noterez, que je ne me rappelle pas du nom du héros ... Ca craint. Claire, c'est la fille d'un des dirigeants de ce charmant endroit. Je me suis un peu concentré sur elle pour pouvoir vous parler de l'image de la femme et du coup, j'ai son nom. Mais on ne peut pas dire que je me sois attachée à elle. 

Un seul personnage me plait, c'est l'ange Michael qui est du côté des humains et qui se détache un peu d'eux par son comportement. Il a un côté inadapté social qui me plait bien. 

L'ange Michael
Alors ... j'apprécie deux personnages, mais même le fait qu'il y ait l'acteur de Giles (dans Buffy), n'arrive pas à me faire m'intéressait aux autres. Pourtant je suis fan de la série Buffy et je n'ai pas honte de le dire. Donc, sachant cela et vu le peu d'attrait et de curiosité que j'ai pour ces personnages ... je ne vois pas comment mettre plus de 4 sur 10.

Suspens : 1/10
Euh ? Mais qui peut donc être l'enfant élu ? On se demande... 
Ce n'est pas qu'il n'y a pas des choses surprenantes, qu'il n'y a pas des révélations fracassantes. Seulement, je suis entrain d'écrire cet article. Quand je regarde une série, je peux regarder la totalité d'une saison d'affilé tellement je suis sensible au suspens. Je veux savoir, je veux aller plus loin, je n'en dors plus à tel point qu'il faut que je trouve un moment de creux dans la série pour faire une pause. Et là ... j'écris. Je ne suis pas entrain de dévorer l'épisode deux ... Je ne suis même pas sûre de le regarder. Je met un point pour sauver l'honneur et surtout parce qu'ils font des efforts. Ils essayent. Ca ne prend juste pas avec moi. 

Scénario : 2/10
J'adore mettre des bonnes notes. Réellement, mais que dire du scénario de Dominion ? La base me laisse perplexe. Dans les croyances chrétiennes, les anges sont crées par Dieu pour aider les faibles humains. Les anges qui refusent de servir les humains et qui se révoltent sont bannis et deviennent des démons, des anges déchus. Dans Dominion, Dieu disparaît et les anges estiment que c'est la faute des humains. Jusque là, pourquoi pas, mais pourquoi est-ce que ce ne serait pas la faute des démons ? Et donc, les anges décident de trahir le commandement de Dieu (il n'avait qu'à être là pour le faire respecter) et d'attaquer les humains ... De prime abord, ça me parait tristement bancal. Les anges "méchants", je signe, j'aime l'idée. J'ai adoré le manga Angel Sanctuary et on ne peut pas dire que les anges soient doux, délicats ou même simplement agréable. Mais j'aime aussi la cohérence et de base, je ne la vois pas.

Si on sort du scénario global pour s'attacher à quelques choses de plus précis et que l'on suit le héros, il est quand même poissard. Dans le premier épisode, qui se passe en une grosse journée, il décide de demander en mariage Claire, si son père refuse le mariage, ils fuiront la ville ensemble. En soit, c'est déjà un programme sympathique pour la journée. Sauf que Claire apprend qu'elle est promise en mariage à William, le fils d'un autre dirigeant ... ce qui est quand même une drôle de coïncidence. Par dessus ça, le père du héros revient après quatorze ans de disparition... Mais ce n'est pas tout, une attaque d'anges à lieu, la première depuis des années à priori. Cette attaque est coordonnée. A l'extérieur, ils attaquent le réacteur de la ville. A l'intérieur, un ange attaque le père du héros et le tue. Alors, l'homme meurt et transmet ses tatouages magiques à son fils en plus d'une étrange nouvelle qu'il parvient à murmurer avant de mourir : le héros est l'élu.

Je ne suis pas convaincue du tout. C'est très lourd, fouillis, peu intéressant ... Je ne comprend pas l'intérêt d'un grand nombre de point. Je ne vais pas dire qu'il n'y a pas de scénario ou qu'il y a des incohérences. Disons qu'il y a une accumulation désagréable d’événement sur des périodes trop courtes. Je met 2/10, pour l'effort mais je n'accroche pas du tout à ce type de scénario qui ne sont que des empilements de milliers de choses sans grand intérêt.

Univers : 4/10
Premier point, nous avons trois lieux immenses. Le premier c'est la ville, le second l'extérieur de la ville et le troisième le lieu de rassemblement des anges. Le lieu de rassemblement est un ancien temple aux colonnes immenses. La ville et l'extérieur de la ville sont relativement semblables. Ils tentent de donner une impression de fouillis et de dangerosité à la ville, mais je n'arrive pas à la saisir. On nous la montre, mais ça fait faux. Dommage.

Tout est assez ton sur ton pour le moment. Je met un peu moins que la moyenne, car je n'en suis qu'au premier épisode et il est difficile de présenter un univers en un épisode mais j'avoue ne pas avoir beaucoup d'espoir pour la suite ...


Manière de filmer : 4/10
Tout est un peu redondant. Si une conversation dure cinq minutes, deux plans peuvent être employés, sans aucune recherche. Globalement, je n'ai pas vu de recherches particulière autour de la façon de filmer les choses. Je ne vois pas de travail autour des lignes dynamiques ni quoique ce soit qui mérite d'être relevé. Les situations sont filmés très simplement. Quelques changements d'angle arrivent pour montrer que les dirigeants sont les plus forts par exemple, mais ça reste aussi anecdotique que classique. Néanmoins, on n'a pas le mal de mer, ce n'est pas désagréable, alors ma foi ... Je ne mettrais pas beaucoup moins que la moyenne, ce qui est déjà pas mal ...

Effet spéciaux et maquillage : 9/10
Enfin une bonne note ! Présenter des anges, c'est aussi présenter des hommes ailés ... On pourrait craindre des soucis lors de la sortie des ailes (puisqu'elles se cachent dans le dos dans Dominion). On pourrait craindre du flou ou d'autres petits bugs lorsqu'elles sont en mouvement et je n'ai rien à dire. Néanmoins, on est encore dans un premier épisode, il faudrait voir si la suite n'empire pas ...

Attaque d'un ange
Musique et voix : 7/10
Un critère toujours aussi dur à juger pour moi ... Une nouvelle fois, les bruits claquent très forts, peut-être même encore plus que d'habitude. Au plus les personnages se taisent, au plus les bruits ambiants sont forts ... Je trouve les voix des personnages peu convaincantes dans l'ensemble.

Humour : 3/10
Bixby fait une blague a un moment donnée. Une blague sur le fait qu'une femme soldat ressemble plus à un mec que le héros ... Le héros rit, moi pas. La série se prend au sérieux, le montre, mais n'a pas forcément toute les qualités pour se le permettre. Tout devient assez vite ridicule. L'ambiance, très romaine, ne colle pas à l'environnement. C'est étrange ... Ce manque d'humour pour le coup détruit pas mal de chose, qui aurait pu passer avec plus de légèreté.

Moyenne des notes : 4/10 
Malheureusement tout est dit, je vais tenter de voir le second épisode pour voir si les rares personnages qui me parlent parviennent à susciter assez d'intérêt pour que je regarde malgré tout ... Si ce n'est pas le cas, je m'arrêterais là. 

Poudre de vie - 3

Nouvel article de notation, ce coup ci, c'est pour la série In the flesh. J'ai vu la série il y a un certain temps, ça ne sera pas facile. 

Personnages attachants : 10/10
Amy, Simon, Kieren, Jem .. Il n'y a pas à dire les personnages sont géniaux et on finit par les adorer. J'ai eu peur pour eux, je voulais en voir plus pour les voir à nouveau. Je ne vois pas le moindre soucis sur ce point précis, même les personnages secondaires sont très attachants.

Suspens : 5/10
In the flesh n'est pas une série a suspens, c'est très dur de parler de la série avec ce point de vue. J'ai eu envie de savoir la suite rapidement, donc elle a sut me tenir en haleine mais c'est tout. Faute d'être capable de la noter, je vais lui mettre arbitrairement la moyenne en partant du principe que si j'ai eu envie de voir la suite, c'est qu'il y en avait suffisamment pour me tenter.

Simon près de la tombe de Kieren

Scénario : 10/10
Le point de départ est original, les choix surprenants, tout est cohérent et il n'y a aucun bug au sein du scénario. Je suis incapable de trouver un endroit qui pêche pour retirer un point, alors c'est un nouveau 10/10...

Univers : 7/10
L'univers d'in the flesh, une fois le point de départ posé, n'est pas très fournis. On a peu de décors différents, peu d'endroits connus et finalement peu de choses. Le scénario convient très bien à cet univers, mais on ne peut pas vraiment dire qu'il soit complexe, fouillé ou très intéressant. Je mettrais 7/10, car il est néanmoins parfait pour la série. 

Manière de filmer : 9/10
Il y a une véritable recherche de décors, de plan large, de jeu avec le décors, de changement de plan, ... On peut voir une recherche faites autour des lignes dynamiques. La caméra s'invite dans la peau de certains personnages. Bref, j'adhère. 

Effet spéciaux et maquillage : 10/10
De mémoire, je n'avais pas vu d'effet spéciaux, ce qui est juste parfait pour une série de ce genre. Il y a un énorme travail de maquillage par contre, qui rend particulièrement bien. Tout va dans le bon sens et la série est très graphique.

Double travail de maquillage
Ce travail est d'autant plus important qu'il est double. Le maquillage zombie doit être important mais ce pas se voir puisque c'est sensé être leurs véritables apparences. Le maquillage humain des zombies, lui, doit ce voir puisque c'est justement du maquillage ... Un effet réussi et bluffant. 

Musique et voix : 9/10
Et voilà un critère qui va être difficile à juger. Un choix à clairement été fait en terme musicale puisque il n'y a quasiment pas de musique d'ambiance. La série est très épurée et elle a fait ce choix également pour sa sonorité. En ça, je ne peux pas lui mettre une mauvaise note, car c'est un choix osée qui rend particulièrement bien. Les acteurs sont très bons et les voix en vost-fr rendent très bien. Je vais retiré néanmoins un point, pour le même soucis que the 100. Les bruits claquent forts, pour pas grand chose.
Humour : 6/10
Ce n'est pas une série drôle, mais il y a une forme d'humour dedans. Jem est son insolence toute adolescente prête à sourire parfois. Amy n'hésites pas à faire des farces. Lors de sa rencontre avec Kieren, elle lui fait croire qu'elle est humaine et s'empale volontairement sur un pic pour voir sa tête lorsqu'elle lui annonce qu'elle est déjà morte. Quelques blagues sont racontées, souvent de mauvais goûts, elles sont utilisés pour montrer un forme de discrimination, mais elles sont là. Je ne pense pas que plus d'humour aurait servi la série, donc je vais mettre 6/10. Je n'irais pas au dessus, car la série n'est clairement pas drôle ...  mais l'humour présent est bien gérer. 

Moyenne des notes : 8/10 
Une super note pour une super série que je vous recommande chaudement. 

Poudre de vie - 2

Second article sur In the flesh, sur les femmes et leur représentation. J'ai terriblement envie de vous parler des dames de cette série. Dans In the flesh, il y a plusieurs femmes véritablement importantes. Tout d'abord, au sein de la famille de Kieren, il y a sa sœur, Jem et sa mère, Sue. J'aimerai vous parler de Jemima, dit Jem, la sœur de Kieren. 

Jem couteau à la main
Jem, la sœur de Kieren est une adolescente qui a perdu son frère. Kieren s'est suicidé, ce n'est qu'après qu'il sortira de sa tombe. Donc, Jem perd son frère puis les zombies se relèvent, sortent de leurs tombes et attaquent les vivants. Cette jeune fille dévastée décide de faire face et de se battre. Elle tuera énormément de zombie puis ... un traitement est trouvé. Elle qui parvenait à se voir comme une héroïne, protégeant la ville et étant respectée pour ça, devient peu à peu une meurtrière aux yeux de tous, y compris les siens. Elle a tué des frères, des sœurs, des amis, des enfants, ... Elle a tué des "gens malades" et elle a aimé ça. 

Jem était proche de son frère et lorsqu'il revient, elle refuse de le voir, elle refuse d'accepter qu'il soit toujours son frère car tout ce que cela implique est juste trop. Néanmoins, Kieren ne disparaît pas et elle finit par faire face. En faisant cela, elle fait preuve d'énormément de courage, mais la culpabilité qui la submerge la laisse dans un état peut souhaitable. Elle aimerait retourner en arrière, seulement, elle ne peut pas. Même si elle essaye. 

C'est un personnage aussi fort que délicat, qui tente, désespérément, de s'en sortir.  

Jem ...
Le second personnage féminin que j'ai adoré dans cette série, c'est Amy. Amy est morte, de façon injuste et elle sort de sa tombe. Elle adore la vie. Elle veut en profiter, elle veut rire, s'amuser, ... Elle n'a pas envie de se cacher, être un zombie est la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Alors Amy ne se maquille pas, elle s'aime naturelle. Elle est relativement excentrique et marrante.

La société est particulièrement injuste avec elle, parfois, elle cède, craque, se maquille, se cache mais finalement, le naturel revient au galop et on l'aime pour ça. C'est une personne entière. 

La joie de vivre d'Amy
Amy c'est un personnage qui invite tout le monde à évoluer, à voir les choses différemment, ... Elle ne laisse personne indifférent, ce qui est peut-être plus une malédiction qu'autre chose pour elle. Si elle n'avait que la paix, elle n'en serait que mieux !

Le troisième personnage féminin important, je dois avouer que je ne l'aime pas. Je n'aime pas ses idées, je n'aime pas ce qu'elle fait, je n'aime rien d'elle, mais on est pas là pour aimer tout le monde et au final, elle est très bien comme elle est. Alors voici Maxine. 

Maxine
Maxine est une femme qui veut y arriver et qui se donne tout les moyens pour le faire. Elle joue avec la politique, elle joue avec les mots et parvient à rassembler tout le monde autour de sa cause. Elle n'hésite pas à piéger d'autres personnes. Elle est trouble, mystérieuse et potentiellement très dangereuse.

Dans In the flesh, il y a tout un point de vue autour des croyances religieuses et de la politique. Maxine joue un rôle important là-dedans. Il y a également énormément de personnes secondaires, que l'on connait, qui sont nommés et qui ont des rôles assez important. Si je tente le test de Bechdel. Voilà ce que ça donne :

Y a-t-il dans le film au moins deux personnages de sexe féminin ?
Oui, bien plus même. 

Ces deux femmes ont-elles une conversation entre elles ?
Dans le premier épisode, il y a des discussions entre Sue et Shirley. 

Sue est la mère de famille, qui est inquiète pour sa fille, pour son mari et bien-entendu pour son fils, le personnage principal. Elle aimerait que tout soit "comme avant", hors ce n'est pas possible. Shirley est l'infirmière qui va donner son médicament par injection à Kieren. On la retrouve tout le long de la série, car c'est la première a décidé d'accepter les zombies dans la communauté, de les aider à s'intégrer et d'aller de l'avant. Elle vivra une espèce de drame familial en voyant son fils devenir de plus en plus extrémiste ... C'est un personnage qui semble prendre les choses avec beaucoup de légèreté, comme si ce n'était pas vraiment important au final. Elle ne s'insurge pas, elle accepte les choses ...

Shirley nous amène au contact des mères de famille et de la façon dont elles vivent le retour de leurs enfants morts, ce qui est vraiment une partie de la série qui est excellente. 

Shirley et l'une des mères ... 

Si oui, parlent-elles d’autre chose que d’un homme ?
Leur conversation tourne autour de la formation que Shirley a reçu et sur les raisons de ses choix. Puis une seconde conversation a lieu où elle discute de la sécurité autour du fait d'avoir un zombie à la maison et forcément, la conversation s'oriente sur Kieren. 

La représentation des femmes dans in the flesh est assez intéressante, car les personnes ne sont pas des caricatures. Elles sont intéressantes et toutes en nuances. Elles ont peu de rôles de dirigeantes, on rabaisse assez facilement leurs mots car la société dans laquelle elles évoluent n'est pas égalitaire, mais la série nous les montre avec passion. Nous observons leurs choix, leurs sentiments, leurs vies ... L'injustice et la discrimination sont des thèmes importants dans cette série et c'est ce qui la rend excellente. 

Poudre de vie - 1

Je poursuis mes articles sur les séries post-apocalyptiques et les séries plus précisément axées sur les zombies avec In the Flesh. C'est une série que j'ai vu l'an passé et pourtant, j'ai envie de vous en parler. C'est une série créée par Dominic Mitchell qui est très connu pour ... rien du tout. Les acteurs ont joué dans ... rien du tout ou pas grand chose ou des rôles très secondaire. Par exemple l'acteur qui joue Simon joue un garde, à un moment, dans les Gardiens de la Galaxie. Oui, ça n'envoie pas du rêve mais comme je l'ai déjà dit, les nouvelles têtes, j'aime ça. 

Simon joué par Emmet J. Scanlan
Très vite, on est plongé dans un univers assez déconcertant. Tout fonctionne. L'ambiance est particulière, on sent immédiatement la patte de l'auteur qui joue avec les couleurs, les lumières et des milliers de détails. Cette ambiance sert un scénario original et intéressant. 

Quand on parle de zombie, généralement voici l'histoire présentée : les zombies arrivent, mangent les humains ou parfois juste leurs cerveaux. On suit un groupe de survivant, qui tue à tour de bras les zombies et finalement, un espoir de médicament est trouvé ... et fin ! Autant vous prévenir, ce n'est pas le scénario d'In the flesh. Cette série débute après qu'un traitement soit trouvé. Le traitement permet aux zombies de devenir plus humain. Disons qu'ils se maîtrisent, retrouvent leurs souvenirs, ne tuent plus personnes ... Et ces zombies sont renvoyés dans leurs familles. Seulement, les choses sont relativement compliquées. Les familles ne sont pas forcément prêtent à ré-intégré quelqu'un dont ils ont pu faire le deuil, qui a tué, qui s'est nourri d'humain, ... Les communautés ne sont pas prêtes non plus. Les familles cachent les morts qu'ils ont pu retrouver. Ces morts, ces zombies, ont leur demande de s'intégrer à une société qui les a massacré et qui n'a qu'une envie : continuer.

Kieren "au naturel"
Le personnage central de la série, c'est Kieren. C'est un zombie qui rejoint sa famille dans une ville profondément anti-zombie. Il doit se cacher et pour s'intégrer on demande aux zombies de se maquiller pour avoir l'air plus humain. Sa famille pousse le vice assez loin, ils nient son statut de décédé et le force à feindre le fait d'être vivant. Il s’assoit à table et fait semblant de manger. Sa famille lui demande comment il trouve le repas, ce qui montre la portée du déni et Kieren réponds comme s'il avait réellement mangé. 

Kieren cachait derrière de la poudre et des lentilles
In the flesh n'est pas une série ennuyeuse, mais elle a un rythme absolument différent des séries de zombies habituelles. Ici, on ne court pas de partout, on n'hurle pas à chaque épisode et tout n'est pas ponctué par des zombies qui tombent, définitivement morts.

La psychologie de chaque personnage est profondément travaillée. Elle est crédible et les acteurs sont absolument convainquant. Je me suis régalée avec cette série toute en finesse dont le scénario prend de l'ampleur au fil des épisodes. 

J'ai très envie de vous parler des personnages féminins de cette série qui après Kieren et Simon, sont un grand coup de cœur personnel, je ferais un article spécialement pour elles et sur le rapport aux femmes qui est, je crois, très intéressant dans cette série. 

Amy et son manteau orange

Particules de mort - 4

La première série dont je vous ai parlé, c'est The 100. Je vais essayer de la noter le plus honnêtement possible.

Personnages attachants : 8/10
J'ai peur pour les différents personnages, je les apprécie, je les trouve intéressant même ceux que de primes abords, je n'aime pas trop. Ils mettent parfois un peu de temps à se dévoiler, mais j'aime vraiment ces personnages. Mon compagnon lui a beaucoup plus de mal à s'y attacher. Il trouve qu'ils se résument un peu trop facilement, je pense qu'ils ont simplement besoin d'un peu de temps pour montrer ce qu'ils valent. Je met donc 8/10, en tenant compte des réserves émises par mon compagnon.

Clarke et Finn

Suspens : 6/10
Le suspens de départ n'est pas immense, parce que même si les personnages de l'Arche stressent à l'idée de ce qui a pu arriver aux 100, nous suivons les 100 ... Donc pas de suspens pour nous. Le plus gros suspens arrive plus tard, avec les autres groupes, la guerre, les hommes de la montagne, ... Néanmoins, au plus l'univers se dévoile, au plus le suspens se fait présent. Je lui met donc un peu plus que la moyenne.

Scénario : 7/10
Un groupe de jeunes jeté sur Terre pour servir de cobayes ... Le scénario part d'une base assez simple et se complexifie rapidement. Il y a une dynamique autour des différents groupes (le peuple de l'Arche, les 100, les Terriens, ...), des conflits internes et au final il y a un certain nombre d'énigmes. 

Univers : 8/10
L'univers est complexe, travaillait, il présente des détails et des ambiances différentes. Les Terriens tressent leurs cheveux, portent des tatouages et des scarifications qui ont leur propre symbolique. Le peuple de l'Arche a une forme de religion autour d'un bonsaï. Les hommes de la montagne ... ont eux aussi un univers riche et différent des deux autres groupes. Les Faucheurs émettent des cris d'animaux. Impossible de les confondre avec les Terriens.

l'arche

L'univers est riche mais du côté des décors et de la faune ... Quelques efforts supplémentaires auraient pu être fait pour éviter d'avoir l'impression que les différences entre ce monde hautement radioactif et le notre sont anecdotiques.


Manière de filmer : 8/10
J'ai repéré quelques plans intéressants, qui nous mettent dans la peau des personnages. Ils poussent le vice à flouter l'image si le personnage voit flou, à ne pas suivre la scène principale mais bel et bien le regard du personnage ... Du côté du cadrage, il y a une assez grande variété de choix de plan, ce qui est plutôt agréable. On a pas de problème de mal de mer. Je suis convaincue par la qualité des choix qui ont été fait, sans présenter pour autant une originalité digne de ce nom.

Effet spéciaux : 6/10
Forêt fluorescente, faune déformée, nuage acide ... Il y a des effets spéciaux qui ne sont pas forcément réussit. L'une des premières scènes est un vol d'oiseau fuyant le nuage acide et quelques détails me dérangent. "Ça se voit".

La faune de the 100
Là où je suis un peu plus satisfaite par contre, c'est que j'ai l'impression qu'ils ont limité les effets spéciaux au maximum. Ça limite énormément la casse. Les scènes ne paraissent pas ridicules et elles sont utiles. Je met une note de 6 car si les effets spéciaux ne le valent pas forcément, ils ne nous dérangeront pas pour autant.

Musique et voix : 9/10
C'est toujours un critère sur lequel je suis laxiste. La musique est présente, plutôt agréable, j'ai l'impression qu'il y a des ambiances sonores. Les voix sont claires, les intonations juste. Absolument rien ne me dérange en terme de sonorité dans la série.

J'ai néanmoins du mal à annoncer 10/10, alors cherchons un bémol. Je vais retirer un point, pour la seule chose qui peut me déranger. Si je met mes doigts dans de l'eau, à moins d'avoir l'oreille à trois millimètres, ça ne fera pas de bruits. La série a tendance, comme énormément de films, à en rajouter. Cela contribue bien entendu à l'ambiance sonore voir à la compréhension du film. Par exemple lors des scènes de tortures, on nous montre très brièvement l'outil utilisé pour blesser Lincoln. A force d'arrêt sur image, on parvient à le voir, mais ça s'arrête là. Par contre, on entend clairement des bruits métalliques. Je ne suis pas dingue de ce genre de procédé même s'ils ont leur intérêt. 

Humour : 3/10
Quand le personnage principal est présenté comme dénué d'humour, les choses s'engagent mal sur ce point de vue là. Clairement, ce n'est pas une série à regarder si vous avez envie de vous marrer. Monty et Jasper allègent l'ambiance, mais on ne peut pas dire que ce soit drôle pour autant. La série aurait peut-être pu gagner a avoir un personnage réellement déluré, marrant et farceur. Je me dois donc de mettre une mauvaise note ... Je met 3/10. D'où vienne les 3 points s'il n'y a pas d'humour, me direz-vous ? De quelques réflexions tels que Raven disant à un homme drogué qu'il est le plus beau des balais de ce placard à balais ... De Bellamy qui taquine Clarke ... et surtout du fait que ce manque d'humour ne dessert pas réellement la série. La couler sur ce point ne serait pas particulièrement honnête. 

Moyenne des notes (arrondi) : 7/10 
Je me suis réellement régalée avec cette série et je pense qu'il faut lui laisser vraiment sa chance. Lui laisser le temps de prendre et de vous emmener.

Morsure du froid - 3

Pour la page générale "Aurore boréale" qui regroupera toutes les séries présentées ici, je vais essayer de noter les séries sur un certain nombres de critères. Je commence avec Z nation. 

Personnages attachants : 3/10
Je me souviens de leurs noms, je les ai correctement identifié, néanmoins la perte d'un personnage ou sa mort, m'ont laissé globalement indifférente. Les personnages ne sont pas désagréables mais on s'en fout un peu ... Ce qui est quand même dommage. Quand Cassandra a failli être abandonnée par le groupe, je me suis posée des questions sur l'éthique et la morale du groupe, pas une seconde je me suis dit que ce serait triste de ne pas revoir Cassandra ... 

Suspens : 7/10
Chaque épisode nous donne plutôt envie de voir le suivant, il y a un rythme important et on désire réellement découvrir le fin mot de l'histoire. Côté suspens, rien à dire. Malheureusement cette impression est gâchée par le traitement qui est fait du scénario et tout les bugs qu'il présente. 

Scénario : 5/10
Le scénario général est plutôt habituel. Il s'agit d'une personne qui grâce à son sang peut sauver l'humanité des zombies. Néanmoins, ce n'est inintéressant, même si c'est un peu creux au départ. Seulement, les différents bugs présents, les incohérences, les personnages qui meurent ou qui évoluent trop brutalement, le rendent assez maladroit.

Univers : 3/10
L'univers se résume a quelques groupes plutôt sectaires et des campements de survivants. L'ambiance évolue peu, les différents lieux ne sont pas visuellement très différents. Ils ne s'identifient pas au premier coup d’œil, en dehors, peut-être du groupe de cannibale. Je suis peu satisfaite par cet univers qui n'est pas assez travaillé. 

Z nation présente beaucoup de décors détruit

Manière de filmer : 5/10
Sans que ça ne donne le mal de mer pour autant, la caméra bouge en permanence. Les points de vues sont nombreux mais relativement insipide. On ne trouve pas de manière surprenante d'aborder les scènes. Ce n'est pas désagréable, mais rien de particulièrement notable ... Je met la moyenne.

Effet spéciaux : 3/10
Le bébé zombie ... Les zombies radio-actifs et donc, fluorescent... Les zombies en général ... Le zoo de l'horreur dans le laboratoire. Il y a une part d'effet spéciaux qui est trop importante à mon goût. Il y a notamment les scènes avec le bébé zombie qui ne passe absolument pas pour moi. Le bébé zombie est assez ridicule, en plus d'être sans grand intérêt. 

Zobie radioactif
Les effets de foule ne sont pas dérangeant, mais si on s'arrête sur l'image, ils se repèrent assez vite. Néanmoins pour quelqu'un de peu exigeant (ce que je pense être), les effets spéciaux présents suffisent à montrer le propos désiré, ce qui m'amène à rajouter un petit point à la note.

Musique et voix : 7/10
C'est un critère sur lequel je n'ai pas l'habitude de m'arrêter sauf en cas de très gros soucis. J'ai observé la série en vost-fr. Les cris des zombies sont un peu loupés mais pas particulièrement dérangeant. Par moment, on ne sait pas si la musique est musique ou bruit de fond, ce qui donne des scènes un peu étrange (cri d'enfants dans une pièce qui ne contient que des adultes). Les tons de personnages m'ont paru plutôt juste en dehors de quelques crises de larmes ... Je n'ai pas eu l'impression qu'un énorme travaille avait été mené sur la sonorité de la série. Je lui donne une note de 7/10 car je préfère noter large sur ce domaine.

Optimisation de l'espace façon Z nation

Humour : 7/10
La série présente quelques scènes plutôt drôles, des réflexions amusantes et pour son thème, je la trouve assez forte sur ce point précis.

Moyenne des notes : 5/10 
Z nation atteint la moyenne, sauvé par son humour, sa gestion du suspens et son absence de soucis grave de sonorité.