mercredi 18 février 2015

Néant brumeux

D'habitude, je suis très inspirée pour mes titres d'articles et cela fait déjà quelques minutes que je suis devant mon écran sans parvenir à trouver comment le nommer. Pourtant les mots bourdonnent dans ma tête (la fièvre sans doute) et j'ai envie de vous dire : ne regarder pas Survivors, fuyez ! Fuyez pour vos vies, fuyez pour vos neurones, fuyez pour .. Ou pas. En faites, si vous avez envie de vous réjouir profondément devant une série bien faites, bien filmé, avec des acteurs convainquant et des personnages attachants. Alors regarder cette série, elle fera tellement baisser votre niveau de référence qu'ensuite, n'importe quoi devrait être magique. 

Je n'ai toujours pas de titre, mais je vais vous résumer cette heure et demi perdue. Certaines n'ont pas de moyen. Elles apprennent à re-doubler de malices et d'inventivité pour résoudre leurs problèmes. Par exemple, une série qui me parait vraiment intéressante comme in the flesh ne regorge pas d'effet spéciaux, de vue filmée depuis les hauteurs, d'accidents de voitures, ... Pourtant tout fonctionne, à cause d'un scénario très fin, de recherches et sans doute d'énormément de travail. Certaines séries ont l'air d'avoir plus de moyens financiers et de ne pas savoir quoi en faire. Vous savez, ce sont exactement ce genre de télé-film où voiture après voiture, elles se crashent pendant dix minutes, uniquement parce qu'ils peuvent le faire. Seulement pouvoir le faire, ça ne veut pas dire que c'est intéressant ... On se retrouve à avoir une redondance de scènes inutiles juste là pour la beauté de la chose, sauf que ce n'est pas beau et au lieu de créer du rythme, ça le casse. 

Le départ est déjà assez spécial, on commence la série avant le point de départ du résumé. C'est-à-dire que si vous chercher une série ... vous tombez sur un résumé qui dit "une terrible épidémie a eu lieu, dans ce monde post-apocalyptique, les survivants tentent de reconstruire leurs vies" et début de l'épisode, tout le monde va bien et ils tentent de faire monter le suspens : l'épidémie va-t-elle prendre de l'ampleur ? Pour nous montrer l'épidémie qui se propage, des vues de villes en accélérer sont proposées. D'en dessous, d'au dessus, ... Des enfants qui jouent ... C'est classique et on sent très bien où on va en venir ... On nous présente quelques personnages, mais je n'y accroche absolument. 

Une seule situation de départ vraiment problématique m'intéresse : un prisonnier en cellule qu'un maton à pris en grippe. A la limite, c'est intéressant. Qu'est-ce que l'on fait du prisonnier ? Est-ce qu'il mérite d'être dehors ou pas à cause des circonstances ? Comment on garde quelqu'un en détention durant une période tel que celle-ci ? Je crois que je pourrais écrire sur un tel sujet et sur les soucis moraux qu'il comporte. 

Finalement l'épidémie tue presque tout le monde sauf ceux que l'on suit et ils emploient un procédé assez choquant à mes yeux. Alors que tout le monde meurt, les personnages que l'on suit sont isolés ou endormis ou ... Ce qui fait qu'ils se réveillent et observent soudain la totalité du monde mort. Mais ... pourquoi ? Et le seul sujet qui m'intéressait est détruit dans l’œuf, puisque le détenu attaque le gardien, le poignarde et le tue. Il se retrouve donc libre.

Donc on suit différents personnages dans une ville morte, durant tout le reste de l'épisode, ils réalisent qu'ils sont seuls puis se retrouvent et nous terminons l'épisode par un discours endiablé sur le fait que l'on ne doit pas rester seul ! Il faut unir ses forces pour aller vers l'avant ! Sur quoi, les autres, qui voulait partir chacun de leurs côtés finissent par se ranger à son avis. 

Passionnant non ? Imaginez un télé-film qui ne s'arrête plus ... Là où je deviens très perplexe c'est que sur Allociné, la série obtient tout de même un score de 3.6 sur 5 dont 70% de critiques se situe au dessus de 4 étoiles sur 5 ... Et là, je ne comprend pas. Soit le second épisode est le meilleur épisode de tout les temps et parvient à rattraper la bouse infâme de ce premier épisode, soit les navets ont de très beaux jours devant eux.


Je vais essayer de vous présenter une note ... Ce sera compliqué ... 

Personnages attachants : 1/10
Il y a "la mère", "la doctoresse", "la fêtarde traumatisée", "le prisonnier", "le pratique", "l'enfant", "le vip", "l'homme de la montagne", "le sympa", "la menteuse" ... Comment s'attacher à ça ? Je met un point car sur la totalité des personnages, le prisonnier qui a pris 20 ans, qui s'est attiré les foudres du gardien et qui a l'air tellement à l'aise parvient à susciter une once de curiosité. Mais on est tellement proche du rien du tout que c'est cher payé.

Le prisonnier et le VIP

Suspens : 0/10
Non, je n'accorderai pas de point. Le personnage qui tourne pendant cinq minutes les mains sur les hanches l'air de dire : "mais dis donc, que vais-je faire ?" devant un autre personnage qui dit ne pas vouloir l'emmener ... On est très loin de la surprise quand ils se retrouvent ensemble dans la même voir. En faites, en terme de surprise, j'ai été très surprise lorsqu'après avoir été soufflé par une explosion en chaine deux personnages arrivent à se relever et à sauter dans une voiture, a démarrer et à s'éloigner avant que le second bout de l'explosion n'arrive. Tout compte fait, la téléportation existe, mais je ne vais tout de même pas me mettre à donner des points sur des bugs de scénario ...

Scénario : 0/10
Une épidémie mondiale. Les survivants sont des personnes immunisés naturellement et un groupe de recherche dans un laboratoire ... Oups, je viens de vous révélé l'immense et inattendu fin de l'épisode un. Surprenant hein ? Ouais. Donc je disais, l'épidémie, les survivants, le labo, ... L'enfant paumé que l'on recherche histoire que le héros bouge et rencontre du monde. Il est où le scénario ? On a même pas un début de quelque chose.

Univers : 0/10
Si je note la recherche de l'univers, il s'agit d’empilement de cadavres et de rues désertes. Tout est plutôt bien rangé d'ailleurs, on peut circuler à fond. On a un labo caché et ... rien d'autre. L'univers n'est pas seulement classique, il est inintéressant. Il n'y a aucun traitement autour de l'horreur, ça ne prend pas.

Manière de filmer : 4/10
Redondant, inintéressant, sans risque et sans succès. J'aimerai bien dire "j'ai failli m'endormir" mais mon insomnie à résister à ça ... malheureusement. Toute la recherche qui a été faites repose sur des techniques employées sans trop de réflexion. Je n'ai pas vu le travail, je n'ai pas vu de choix artistique, ... Ils ont filmé. Ils ne m'ont pas donné le mal de mer (merci !) et c'est déjà bien, donc je resterais assez proche de la moyenne.

Effet spéciaux et maquillage : 2/10
Je ne suis pas convaincue par les incrustations ... les morts ont l'air plutôt vivants ... un peu pâle mais vivant, sincèrement, hier dans le miroir je me suis fait plus peur que ça. Les malades ont d'ailleurs l'air en formes, plutôt alerte et peu fatigué. 

Musique et voix : 4/10
J'ai trouvé la musique très présente. Elle alourdi encore un peu plus le mélange, sans que ce soit nécessaire et elle est plutôt "fausse". Des musiques stressantes retentissent à des moments qui devraient être angoissant mais qui ne les sont pas ... ce qui donne encore plus l'impression que la scène est loupée.

Humour : 3/10
Y'a des tentatives, mais c'est plus que bof ... Un seul moment prête vaguement à sourire avec un presque accident de voiture et quand elle se fait engueuler, l'héroïne demande si elle est censée appelé son assurance ...

Moyenne des notes : 2/10 
Ce qui nous fait pour cet épisode une moyenne de ... 1.75 que j'arrondi à 2. Sincèrement je n'ai pas honte, je ne pense pas avoir noté durement parce qu'il n'y a juste ... rien. Tellement rien que le titre de l'article parlera de néant ... 

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